Les dirigeants français et le président afghan le 20 novembre au sommet de l'Otan le 20 novembre 2010 © TF1-LCI
Obama en passage éclair en Afghanistan
Le président américain, en visite surprise en Afghanistan, a affirmé vendredi à des soldats US qu'ils allaient "réussir (leur) mission", tout en mettant en garde contre "des jours difficiles" à venir dans le combat contre les talibans.
Publié le 03/12/2010
L'Otan adopte son concept stratégique, accord sur un bouclier antimissile
Les dirigeants de l'Alliance atlantique ont adopté vendredi à Lisbonne un nouveau concept stratégique qui guidera son action pour les dix ans à venir, se mettant d'accord sur un bouclier antimissile.
Publié le 19/11/2010
L'Afghanistan au coeur du sommet de l'OTAN
Les dirigeants de 50 pays dont ceux de l'Otan engagés militairement en Afghanistan, ont ouvert samedi à Lisbonne une réunion consacrée à une stratégie de sortie progressive du pays entre 2011 et 2014.
Publié le 20/11/2010
L'Otan à son tournant
<b> Décryptage -</b> Patricia Allémonière, la chef du service étranger de TF1, analyse pour TF1 News les enjeux du sommet de l'Alliance atlantique, qui se tient vendredi et samedi à Lisbonne.
Publié le 19/11/2010
Après l'Otan, Obama enchaîne avec l'UE
Dans la foulée du sommet de l'Otan, le président américain tentera ce samedi de resserrer avec les Européens des liens transatlantiques quelque peu distendus par la crise économique. Cette réunion est une session se rattrapage après celle annulée au dernier moment en mai dernier.
Publié le 20/11/2010
Sommet de l'OTAN : le dossier afghan au centre des discussions
Les dirigeants de l'Otan se retrouvent vendredi à Lisbonne pour un sommet de deux jours où ils devraient décider le retrait d'ici à 2014 du gros de leurs troupes d'Afghanistan et la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe.
Publié le 19/11/2010
L?Otan se met d?accord sur l?Afghanistan et le bouclier antimissile
Les dirigeants de l'Otan, réunis à Lisbonne, ont adopté samedi un calendrier de retrait d'Afghanistan pour 2014. Seuls les Etats-Unis ne s'engagent pas sur cette date. Autre décision importante : le projet de bouclier anti-missile accepté dès vendredi.
Publié le 20/11/2010
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"Nous resterons après la transition dans un rôle de soutien", a-t-il déclaré. "Pour le dire simplement, si les talibans ou qui que ce soit d'autres attend de nous voir dehors, ils peuvent l'oublier. Nous resterons aussi longtemps que nécessaire pour finir le travail", a-t-il affirmé. Il a précisé avoir signé avec le président afghan "un partenariat de long terme qui va perdurer au-delà de notre mission de combat".
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654 décès
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Ce tournant majeur et ces engagements ont été pris en présence du président afghan, ainsi que des 20 partenaires de l'Isaf, la force internationale sous commandement Otan, et du Premier ministre du Japon, Naoto Kan. D'autres grands acteurs en Afghanistan, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ainsi que les dirigeants de l'Union européenne, sont également venus. Le président américain Barack Obama a lui-même promis vendredi dans une tribune de presse que l'Afghanistan ne serait pas abandonné une fois transférée à l'armée afghane la responsabilité de la sécurité, actuellement assumée par les quelque 150.000 soldats des troupes internationales de l'Isaf.
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En Afghanistan depuis 2003, jamais l'Alliance atlantique n'a effectué une intervention armée aussi importante, aussi longue et aussi loin de ses bases et une certaine lassitude des opinions publiques occidentales se fait sentir. Après la mort vendredi d'un autre soldat, le bilan provisoire cette année est passé à 654 décès dans les rangs de la force internationale, un record. Au total, quelque 2.200 militaires étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'intervention sous commandement américain fin 2001. L'Afghanistan sera aussi à l'ordre du jour du sommet Otan-Russie qui se tient avec le président Dmitri Medvedev samedi après-midi, immédiatement après la fin de la réunion des dirigeants alliés. La Russie va élargir les droits de transit accordés à l'Otan pour l'acheminement par voie ferroviaire d'équipements destinés à l'Isaf. Désormais, les trains pourront aussi remporter du matériel au retour et non plus seulement à l'aller.
Les talibans n'ont pas tardé à réagir après cette annonce. Ils estiment que l'OTAN est "vouée à la défaite" en Afghanistan.
La menace des missiles vient d'Iran, selon Sarkozy
Le président français Nicolas Sarkozy a par ailleurs estimé samedi à Lisbonne que la menace des missiles pesant sur l'Europe venait d'Iran, bien que l'Otan ne l'ait pas explicitement mentionné en décidant la veille d'étudier la mise en place d'un bouclier antimissile. "Aucun nom ne figure dans les documents publics de l'Otan, mais la France appelle un chat un chat, la menace des missiles aujourd'hui, c'est l'Iran", a déclaré M. Sarkozy au second jour du sommet de l'Alliance atlantique. "Si un jour l'Iran tire un missile vers l'Europe, il est certainement souhaitable qu'on puisse l'intercepter", a-t-il ajouté, "nous ne sommes pas obsédés par l'Iran, nous ne faisons pas le bouclier antimissile exclusivement pour l'Iran mais je rappelle que le programme balistique iranien a été condamné par le Conseil de sécurité" de l'ONU.
L'état d'avancement du programme de missiles balistiques de l'Iran prête à discussion entre les spécialistes, la Russie estimant, au contraire des Etats-Unis, que Téhéran ne parviendra pas à mettre au point une fusée de 2.000 à 3.000 km de portée avant 10 ou 15 années. Toutefois, contrairement à ce qui se passe pour le programme nucléaire, que l'Iran met en oeuvre en affirmant qu'il est purement civil, ce dont doutent notamment les pays occidentaux, Téhéran vante ses progrès techniques en matière de missiles. Les dirigeants des 28 pays de l'Otan ont décidé vendredi d'étudier la création d'un système antimissile appelé à protéger le territoire et les populations d'Europe, sans préciser l'origine de la menace potentielle.
Moscou collabore
Enfin, le président russe Dmitri Medvedev a confirmé samedi que Moscou allait travailler avec l'Otan sur le bouclier antimissile en Europe, en soulignant que son pays avait des projets "ambitieux" de coopération avec l'alliance. "Nous avons des projets ambitieux, nous allons travailler tous azimuts y compris sur la défense antimissile européenne", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre italien Silvio Berlusconi. M. Medvedev a rendu à M. Berlusconi un hommage appuyé pour avoir travaillé "avec fermeté" au rapprochement de l'Otan et de la Russie durant la récente période de tension entre ces deux dernières.
"Je voudrais vous remercier en particulier, Silvio, pour votre rôle constant, amical et constructif", a-t-il dit, au terme d'un sommet Otan-Russie, le premier depuis la brouille occasionnée par le conflit russo-géorgien. "Vous êtes un politique très expérimenté", lui a-t-il encore lancé devant la presse, en assurant que "les liens entre la Russie et l'Italie peuvent servir de modèle de coopération entre un pays membre de l'Otan et de l'Union européenne, et la Russie".
Un bémol est arrivé plus tard dans la soirée : le président russe Dmitri Medvedev a prévenu que la réponse positive donnée par la Russie à l'Otan pour travailler à un bouclier antimissile en Europe était conditionnée à la qualité de cette collaboration.
| 42 manifestants interpellés |
Quarante-deux manifestants qui avaient bloqué une avenue menant au site du sommet de l'Otan à Lisbonne ont été interpellés dimanche par la police portugaise. "Il s'agit d'un acte de désobéissance civile, ils bloquaient une avenue menant au site. Il n'y a pas eu de violence", a indiqué un porte-parole de la police. Dans un communiqué, les manifestants, venus du Portugal et d'autres pays d'Europe, expliquent qu'il s'agit d'un acte de désobéissance civile "pour illustrer la violence commise par l'Otan en Afghanistan". Depuis jeudi, plus de 200 personnes ont été interdites d'entrée au Portugal par les forces de sécurité portugaises. |
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