Comme à chacune de ses interventions, les propos de Mahmoud Ahmadinejad lors de son discours à l'Assemblée générale de l'Onu étaient attendus avec intérêt mercredi après-midi. Il s'agissait en effet de sa dernière intervention, puisqu'il doit quitter le pouvoir au printemps prochain après avoir effectué deux mandats.
Dans le passé, il avait notamment nié la Shoah et relayé des théories du complot concernant les attentats du 11-Septembre, déclenchant le départ de la salle de diplomates américains et occidentaux. Cette fois, les Etats-Unis avaient même pris les devants, en décidant de boycotter son allocution. Selon le porte-parole américain, il s'agissait de protester contre le fait que le président iranien aurait profité "de sa visite à l'Onu (..) pour proférer des théories paranoïaques et des insultes répugnantes contre Israël (..)".
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Comme attendu, Mahmoud Ahmadinejad a tenu un discours anti-israélien et anti-américain. Il a notamment accusé les Occidentaux et Israël de chercher à "intimider" l'Iran "aux moyens d'armes nucléaires". "Les menaces persistantes brandies par les sionistes incultes de recourir à l'action militaire contre notre grande nation illustre clairement cette amère réalité", a-t-il commenté. "La course aux armements et l'intimidation aux moyens d'armes nucléaires et d'armes de destruction massive par les puissances hégémoniques prévalent. Tester de nouvelles générations d'armes ultra-modernes et menacer de les brandir le moment venu est devenu une nouvelle manière de menacer les nations pour les forcer à accepter l'hégémonie", a-t-il ajouté.
Mahmoud Ahmadinejad s'est cependant abstenu de se lancer dans ses diatribes habituelles, privilégiant de longues considérations philosophiques sur la paix ou la justice.










