© AFPL'axe Sarkozy-Lula
Que serait le monde avec 4 degrés en plus ?
A quoi ressemblera notre Terre si rien n'est fait pour lutter contre le réchauffement climatique ? Les experts nous prédisent un monde appauvri et traversé de changements brutaux.
Publié le 05/12/2009
Comment se dérègle la machine climatique
Facteurs naturels et facteurs d'origine humaine peuvent jouer sur le climat. Quelle est l'influence des uns et des autres ? Comment mesure-t-on leur impact ?
Publié le 05/12/2009
Eco2 Climat : la foire aux questions
Mesurer l'impact que vous avez sur la planète, c'est l'objectif de cet indicateur, premier indicateur carbone mensuel de la consommation des Français. Vous trouverez ici les réponses à toutes les questions que vous vous posez.
Publié le 03/12/2009
TF1 lance le 1er indice "carbone" mensuel
Lundi 7 décembre, le JT de 20h présentera un nouvel indicateur mensuel de la consommation en carbone des Français. Sur TF1 News, les internautes pourront mesurer leur consommation individuelle à l'aide d'une calculette.
Publié le 03/12/2009
Qui pollue le plus ?
Copenhague va voir une nouvelle fois s'affronter pays développés et pays émergents. Chacun avec ses arguments.
Publié le 04/12/2009
Réchauffement climatique : au Maroc, l'agriculture en péril
A l'approche du sommet de Copenhague, zoom sur l'un des pays les plus vulnérables au réchauffement: le Maroc. Les périodes de sécheresse y sont de plus en plus longues. L'agriculture doit s'adapter.
Publié le 03/12/2009
Avec le réchauffement, le Royaume-Uni se veut royaume de Bacchus
C'est une conséquence inattendue du réchauffement climatique : de nouveaux pays viticoles risquent bien d'émerger sous des latitudes inattendues. Exemple en Angleterre.
Publié le 01/12/2009
Copenhague : quand les stars s'engagent
A l'occasion du sommet de Copenhague, le monde du cinéma, de la musique, et du sport se mobilise pour faire entendre sa voix. Mot d'ordre : l'avenir de la planète est l'affaire de tous !
Publié le 02/12/2009
L'alliance est assez improbable puisqu'elle met en scène la France, l'un des vieux pays industrialisés, membre du G8, et le Brésil, un pays émergent, dont la plupart demandent à ce que les efforts les plus contraignants soient effectués par les Occidentaux, pollueurs historiques. Toujours est-il que les deux présidents militent pour un accord contraignant, chiffré, précis et volontariste. Et l'ont fait savoir avant la conférence.
Leur principal cheval de bataille : une réduction d'au moins 20% des émissions de CO² par rapport à 1990, voire de 30%. Leur objectif final : moins 50% d'ici 2050. Et ils veulent que la Chine et les Etats-Unis signent cet éventuel accord. Mais Nicolas Sarkozy sera-t-il prêt à aller jusqu'au clash avec un Barack Obama plus que réticent ?
Double pression pour Obama
Le président américain est embêté. Sa popularité internationale pourrait pâtir d'un refus de signer un accord volontariste et contraignant, qui rappellerait la non-ratification du protocole de Kyoto par l'administration Bush. En revanche, si jamais il cédait aux demandes des autres chefs d'Etats mais si l'Inde et surtout la Chine s'en affranchissaient, c'est à son retour aux Etats-Unis qu'il aurait des problèmes. Le Congrès débat en effet du sujet depuis plusieurs semaines. Et il va sans dire qu'élus républicains, mais aussi démocrates, et lobbys militeraient pour une loi au rabais, en contradiction avec Copenhague, s'ils estiment que Barack Obama s'est fait duper.
Pour ne pas arriver nu et sans proposition, le locataire de la Maison-Blanche a proposé une réduction de 17% des émissions de CO²... mais en prenant comme date de référence 2005 et non 1990, comme le font les Européens : Soit en fait à peine 4%, bien loin des 20% volontaristes de Nicolas Sarkozy et Lula.
Restait aussi à régler le problème de la présence ou non de Barack Obama sur place. A-t-il compris la situation ou se sent-il mieux armé pour museler sa majorité grâce aux bons chiffres de l'économie ? Toujours est-il qu'il a cédé aux demandes de ses partenaires. Dans un premier temps, il ne comptait venir que le 9 décembre, juste avant d'aller à Oslo le lendemain pour récupérer son prix Nobel de la Paix. Or tous les chefs d'Etat se rendront dans la capitale danoise le 17, au moment de la phase finale. Après avoir tergiversé, le président américain les rejoindra le 18, pour l'ultime journée.
L'UE unie, a minima
Certes, l'Union européenne a réussi à se présenter unie dans la capitale danoise -encore que Nicolas Sarkozy arrive aussi avec son propre agenda. Un désaccord aurait fait désordre alors que le Traité de Lisbonne est entré en vigueur. Mais, en dehors de l'objectif de réduction de 20% des émissions de CO² d'ici 2000, leur position commune reflète leurs nombreuses divergences, notamment entre les pays de l'Ouest et ceux de l'Est.
Sur l'aide aux pays pauvres, les "petits" pays d'Europe de l'Est refusaient notamment de passer à la même caisse que les "grandes nations" d'Europe de l'Ouest. Les dirigeants européens se sont finalement mis d'accord sur une enveloppe de 100 milliards d'euros d'aide par an d'ici 2020 au niveau mondial, dont une partie importante devra être financée par les pouvoirs publics. Mais ils ont fait chou blanc pour fixer la part précise de l'UE dans ces 100 milliards d'euros mondiaux. Et encore plus sur la contribution annuelle de chaque pays membre. Une chose est sûre : l'Est paiera moins.
La Chine, regard tourné vers les Etats-Unis
Corollaire de son développement et de sa croissance qui fait rêver les Occidentaux, la Chine est devenue le principal pays pollueur de la planète. Et évidemment, le régime communiste s'est retrouvé brocardé comme l'un des mauvais élèves de la lutte contre le réchauffement climatique. Pas question pour lui de faire des concessions si les Etats-Unis, notamment, n'en font pas. La venue de Barack Obama à Pékin a permis de débloquer la situation. Après la proposition américaine de réduction des emissions de CO², la Chine s'est aussi engagée sur un chiffre : 40% à 45% en moins par unité de PIB par rapport à 2005 à l'horizon 2020. C'est moins que l'UE et moins que l'accord contraignant voulu par Nicolas Sarkozy et Lula, mais c'est déjà ça. Hu Jintao, le président, ne fera pas le déplacement à Copenhague. Il enverra son Premier ministre Wen Jiabao.
Pour l'Inde, éviter d'être le mauvais élève
Comme la Chine, l'Inde est devenue l'un des principaux pollueurs de la planète -le 4e exactement-, conséquence de sa forte croissance économique. Et, pour éviter toute stagnation, elle n'entend pas prendre des mesures trop contraignantes et trop chiffrées. Sur ce point, sa position est plus radicale que celle de la Chine et d'autres pays émergents. Elle estime notamment que les pays riches sont historiquement responsables du réchauffement climatique et doivent financer les efforts des pays en développement. Problème : après l'annonce de la Chine d'objectifs chiffrés plutôt volontaristes, New Delhi s'est retrouvé isolé et a été contraint de présenter des chiffres. L'improbable axe diplomatique Chine-Inde (les deux nations se disputent le leadership asiatique) est encore à trouver concrètement.
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