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Nobel de la Paix : printemps arabe, liberté à l'Est ou une surprise ?


le 11 octobre 2012 à 14h07 , mis à jour le 11 octobre 2012 à 14h12.
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3min
TF1-LCI prix Nobel

La médaille du Prix Nobel, à l'effigie de son fondateur, Alfred Nobel. / Crédits : Nobel Prize organisation

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InstitutionsAprès une année 2012 sans résolution majeure d'un conflit, aucun favori ne se dégage vraiment pour l'attribution du plus prestigieux des Prix Nobel. Le lauréat sera annoncé vendredi matin.

Théoricien de l'action non-violente, militants russes ou bélarusses des droits de l'Homme, figure du "printemps arabe" : les pronostics vont bon train à Oslo sur le nom du lauréat du Prix Nobel de la Paix 2012.

En 2011, le Nobel avait salué la vague de contestation dans le monde arabe en honorant la Yéménite Tawakkol Karman aux côtés des Libériennes -entre qui le torchon brûle aujourd'hui- Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee. Mais le mouvement a depuis connu son lot de désillusions: affrontements de milices en Libye, guerre civile en Syrie, craintes pour les droits de l'Homme en Egypte et Tunisie

231 candidatures
 
Cette année, le comité Nobel a reçu 231 candidatures, dont l'identité est généralement passée sous silence. Pour Kristian Berg Harpviken, directeur de l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo (Prio), le Comité pourrait distinguer l'Américain Gene Sharp, "probablement le plus important analyste des techniques de résistance non-violente".

Ayant fait des émules dans les hauts lieux de la contestation, de la place Tiananmen à Pékin à la place Tahrir au Caire, Gene Sharp tient la corde chez les bookmakers, avec la militante afghane des droits de l'Homme Sima Samar et la "Mère Teresa" du Caire, Maggie Gobran, une Copte qui aide les démunis. Autre piste : le défenseur bélarusse des droits de l'Homme Ales Beliatski, emprisonné après un procès dénoncé comme "politique" par l'Union européenne, et à la Russe Lioudmila Alexeeva, présidente d'une ONG de défense des libertés.

Défier Poutine ?

Etroitement liés, le Bélarus et Russie ont tous deux été le théâtre ces derniers mois d'élections critiquées qui ont permis de renforcer la mainmise du président autoritaire Alexandre Loukachenko et le retour au Kremlin de Vladimir Poutine. Dans une Russie où les libertés sont sous pression, d'autres candidats sont "nobélisables", tels que l'ONG Memorial et une de ses figures-clés, Svetlana Gannouchkina, ou encore la radio Echo de Moscou et son rédacteur en chef Alexeï Venediktov.

Mais certains doutent que le président du comité Nobel Thorbjoern Jagland ose défier un Etat avec lequel il doit composer sous sa casquette de secrétaire général du Conseil de l'Europe.

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