"Nous avons besoin de plus d'Europe (...) d'une union budgétaire (...) et nous avons besoin avant tout d'une union politique. Nous devons, pas à pas, abandonner des compétences à l'Europe. Mais nous ne devons pas rester immobiles parce que l'un ou l'autre (pays) ne veut pas encore suivre".
Dans une interview diffusée jeudi matin par la chaîne ARD, Angela Merkel a relancé l'idée d'une Union européenne à deux vitesses afin de permettre aux pays qui le souhaitent de converger sur le plan politique, et donc économique.
La chancelière a notamment évoqué la libre de circulation au sein de l'Europe, réglée par les accords de Schengen, et l'existence même de la zone euro comme exemples de domaines où l'UE avance d'ores et déjà en rangs dispersés. Dans le même temps, "nous devons être ouverts, donner la possibilité à tout le monde de participer", a-t-elle précisé.
Minimisation du sommet de fin juin
Angela Merkel a également tenté de tempérer les attentes autour du sommet européen fin juin, estimant qu'il n'allait pas régler d'un coup tous les problèmes de la zone euro.
Elle a ainsi de nouveau expliqué sa stratégie de croissance pour l'Europe. "La consolidation budgétaire et la croissance sont les deux faces d'une seule et même médaille", a-t-elle dit, soulignant que la croissance devait venir d'une compétitivité renforcée dans les différents pays de l'Union européenne.
Lors d'une conférence de presse tenue dans l'après-midi avec David Cameron, le Premier ministre britannique, elle a ajouté que le pacte budgétaire européen était "une condition nécessaire mais pas suffisante" au rétablissement de la zone euro.









