Mgr Gänswein, 56 ans, considéré par certains comme l'éminence grise du pape, avait confondu le majordome après avoir été alerté par la gendarmerie vaticane. Seul témoin cité nommément à de nombreuses reprises dans la sentence de renvoi, il sera amené à témoigner lors d'une prochaine audience.
Pour le premier jour de son procès, Paolo Gabriele, est apparu impassible. Il est accusé d'avoir, pendant des mois, subtilisé et photocopié des dizaines de documents confidentiels du pape et de ses collaborateurs. Sous le nom de code de "Maria", il les transmettait ensuite au journaliste Gianluigi Nuzzi qui les a utilisés dans un livre, "Sua santità" ("Sa Sainteté"), révélant rivalités et violentes animosités, en particulier à l'encontre du numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.
L'ex-majordome a reconnu les faits et a expliqué qu'il avait agi pour révéler le "mal et la corruption" au sein du Vatican. Se pensant mandaté par "l'Esprit saint", il trouvait que le pape n'était pas suffisamment informé et voulait remettre l'Eglise "sur les rails". Arrêté le 23 mai dernier, il a passé 53 jours dans une cellule de la gendarmerie du Vatican, avant d'être placé fin juillet aux arrêts domiciliaires. Il risque jusqu'à quatre ans de prison, mais pourrait bénéficier d'une grâce papale.









