Nasrallah salue les partisans du Hezbollah, à Beyrouth, le 22 septembre 2006. © TF1/LCISa présence à la grande manifestation de soutien au Hezbollah à Beyrouth avait fait l'objet de spéculations. Israël n'ayant jamais caché sa détermination à éliminer celui qu'il considère comme sa bête noire, la présence de Hassan Nasrallah, qui se cachait depuis le 12 juillet, était plus qu'incertaine.
L'apparition du chef de la milice chitte a été saluée par un lâcher de cotillons et par une ovation de la foule, estimée par les organisateurs à plusieurs centaines de milliers de personnes. Lors de son discours, il a parlé d'une victoire "divine, historique et stratégique" sur Israël, lors de sa première intervention publique vendredi depuis l'offensive israélienne au Liban. ""Comment cette poignée de moujahidine aurait pu vaincre l'armée (...) la plus forte et la mieux équipée de la région (...) sans la victoire de Dieu, son aide et son appui", a-t-il demandé. Il a également affirmé avoir bravé les menaces d'assassinat pour s'adresser à ses partisans.
"Rien ne pourra désarmer"
Concernant le désarmement du Hezbollah -prévu par la résolution 1 701 de l'Onu-, Hassan Nasrallah a lancé qu'"il n'existe aucune armée au monde qui puisse nous forcer à retirer les armes de nos mains, de notre poigne", affirmant posséder plus de 20.000 roquettes.
Cette manifestation, qui constitue une démonstration du poids politique du parti chiite, s'est tenue alors que l'armée israélienne est sur le point d'achever son retrait du sud du Liban, six semaines après l'instauration du cessez-le-feu le 14 août .
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