Yémen : les quatres otages français libres

Par Par D.H. (avec agences), le 25 septembre 2006 à 11h35 , mis à jour le 26 septembre 2006 à 07h49

Les touristes, enlevés le 10 septembre dans le sud-est du Yémen, sont sains et saufs et de retour à Sanaa. Ils devraient rentrer mercredi.

TF1-LCI © TF1-LCI

Les quatre otages français sont libres depuis lundi matin. L'ambassade de France à Sanaa a confirmé en début d'après-midi l'annonce des autorités yéménites. Selon l'agence officielle Saba, ils sont "en bonne santé" et ils sont même arrivés à Sanaa en début d'après-midi. Ils sont attendus en France "mercredi" a affirmé Philippe Douste-Balzy, qui a expliqué lundique si l'on ne connaît pas encore leurs identités, c'est à leur demande expresse. Ils sont originaires du nord de la France (Normandie).

Ayant atterri en hélicoptère sur la base militaire de la capitale dès lundi après-midi, ils ont été accueillis par l'ambassadeur de France à Sanaa, Alain Moureau, ainsi que plusieurs responsables yéménites, à l'écart des journalistes et photographes. Ils ont été immédiatement conduits dans le bureau du ministre de l'Intérieur. Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères français ont aussitôt adressé leurs "très sincères remerciements" au président yéménite, Ali Abdallah Saleh. Les quatre Français avaient été enlevés le 10 septembre avec leur guide yéménite par des membres armés d'une tribu dans la province de Chabwa dans le sud-est du Yémen.

Libération "par la négociation"

Dans la matinée, Awadh Bawazir, un député notable tribal souvent médiateur dans les libérations d'otages étrangers, avait affirmé avoir personnellement accueilli à leur libération les quatre touristes. "J'étais avec eux", a-t-il dit, indiquant qu'un hélicoptère avait été affrété pour les emmener à Ataq, chef-lieu de Chabwa, afin qu'ils regagnent ensuite Sanaa.

Dimanche soir, le président yéménite Ali Abdallah Saleh, tout juste réélu pour un nouveau mandat de sept ans, avait affirmé que les otages seraient libérés "dans les prochaines heures". Paris avait réitéré sa demande de ne pas user de la violence pour cette libération. Les preneurs d'otage voulaient faire pression sur les autorités afin de faire libérer cinq membres de leur tribu emprisonnés. L'agence officielle Saba affirme que la libération s'est faite "par la négociation, et non par la force", mais on ignore si le gouvernement a accédé à la demande d'échange de prisonniers.

Par Par D.H. (avec agences) le 25 septembre 2006 à 11:35
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience