© AFP/M. KahanaL'attelage gouvernemental israélien s'étoffe d'un nouveau parti, et pas le plus consensuel : après Kadima, la formation fondée par Ariel Sharon, et les Travaillistes, c'est le mouvement ultranationaliste d'extrême droite Israël Beiténou qui rejoint en effet ce lundi la coalition dirigée par Ehud Olmert.
Son chef, le très contesté Avigdor Lieberman, sera à la fois vice-Premier ministre et ministre pour les "Affaires stratégiques", chargé du nucléaire iranien. "Je suis heureux de ce ralliement, et j'apprécie l'attitude des travaillistes (...) Ces développements vont renforcer notre coopération et donner une large assise au gouvernement", se félicite le Premier ministre, qui peut désormais compter sur le soutien des 11 députés d'Israël Beiténou à la Knesset, soit 78 membres sur 120.
Manière forte
L'arrivée au pouvoir d'Avigdor Lieberman marque un tournant pour le gouvernement formé en mai dernier. Partisan de la manière forte, il s'était prononcé en 2001 pour des attaques contre l'Iran et le barrage d'Assouan en Egypte. Il s'est aussi opposé au retrait de la bande de Gaza l'an dernier et au démantèlement d'une centaine de colonies sauvages disséminées en Cisjordanie que les différents gouvernements israéliens se sont engagés à évacuer à de multiples reprises auprès des Etats-Unis - jusqu'à présent, ces promesses sont pratiquement restées lettre morte.
Avigdor Lieberman prône en outre un transfert partiel des Arabes israéliens, une communauté de 1,3 million de personnes, vers les territoires palestiniens, ce qui lui a valu d'être traité de "fasciste" par des députés arabes. "C'est un jour noir pour Israël (...) Il révèle le vrai visage du gouvernement d'Olmert", lance ainsi le député arabe israélien Ahmed Tibi.
Nouveaux ennuis judiciaires pour Olmert ? |
|
D'après agences
Retour MYTF1
Chargement en cours...





