Des manifestants ont incendié des bâtiments gouvernementaux à Ramallah, en Cisjordanie, le 1 octobre 2006 © TF1/LCIUn partisan du Fatah a été tué dimanche soir et plus de 20 autres personnes blessées dans la localité de Boureij, dans le centre de la bande de Gaza, lors d'affrontrements armés avec des membres du Hamas, portant à huit le nombre de tués, a-t-on appris de source médicale et sécuritaire.
Un peu plus tôt dans la journée, sept Palestiniens ont été tués et plus de 90 blessés dimanche dans la bande de Gaza lors d'affrontements armés entre partisans du Hamas et du Fatah, qui ont éclaté à la suite de protestations contre le non-paiement des salaires depuis le mois de mars. En Cisjordanie, entre-temps, des centaines de manifestants anti-Hamas ont mis le feu au siège du gouvernement palestinien à Ramallah et à des bureaux avoisinants, après avoir saccagé les bureaux du groupe parlementaire du Hamas. Les forces de police, complètement débordées, ont vainement tenté d'empêcher ces actes de vandalisme.
Cette irruption de violence intervient alors que le Hamas et le Fatah n'arrivent pas à s'entendre sur un cabinet d'union nationale, envisagé pour tenter de mettre fin à la crise politique et financière que traverse l'Autorité palestinienne depuis l'entrée en fonction du gouvernement Hamas en mars.
Les affrontements les plus importants ont eu lieu dans la ville de Gaza où quatre Palestiniens ont été tués, dont deux adolescents de 15 ans et 16 ans, selon des sources médicales. Deux autres personnes ont été tuées dans des heurts sans lien direct avec les affrontements partisans. Soixante personnes - passants, membres des services de sécurité, hommes armés et un journaliste de la télévision satellitaire Al-Arabiya - ont également été blessées.
Les fonctionnaires réclament leurs salaires
Pendant plusieurs heures, le centre de Gaza s'est transformé en champ de bataille, où des membres de la force du ministère de l'Intérieur du Hamas ont affronté des policiers et des membres de la sécurité préventive, fidèles au parti Fatah du président Mahmoud Abbas. Les heurts les plus violents se sont concentrés autour du Parlement, où les rues ont été entièrement bouclées.
Peu auparavant, des hommes armés du Hamas ont tenté de disperser des policiers qui avaient enflammé des pneus et barré des rues, en tirant des rafales d'armes automatiques en l'air. Dans la matinée, les violences ont touché la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza lors d'une autre manifestation de policiers. Selon une source hospitalière, 23 personnes y ont été blessées. Les fonctionnaires de l'Autorité palestinienne, proches du Fatah, sont en grève et manifestent depuis le 2 septembre pour réclamer leurs payes, qui n'ont été que très partiellement versées depuis l'entrée en fonction du gouvernement du Hamas fin mars, en raison de l'embargo financier que subit l'Autorité palestinienne.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a ordonné dimanche soir le retrait des rues de la force du Hamas contrôlée par le ministère de l'Intérieur et a appelé les services de sécurité, fidèles au Fatah, de cesser les manifestations après les violences partisanes meurtrières de dimanche. "Je répète mes instructions aux membres des forces de sécurité de regagner leurs positions et de mettre fin aux protestations", a-t-il affirmé dans un discours à la Nation.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




