Pic de violences, l'armée révise ses plans

le 20 octobre 2006 à 13h51 , mis à jour le 25 octobre 2006 à 09h43

L'armée américaine admet son échec à endiguer les violences, en forte hausse en Irak, et particulièrement à Bagdad.

TF1/LCI : Soldats américains en IrakSoldats américains en Irak © TF1/LCI

L'armée américaine admet son échec à endiguer la vague de violences en Irak et va revoir ses plans de sécurité, tandis que des affrontements meurtriers opposent dans le sud du pays la police irakienne et des miliciens chiites radicaux. "Pendant les trois premières semaines du mois de ramadan, les attaques en Irak ont augmenté de plus de 20%, et les violences ont de plus en plus visé les forces de sécurité", a indiqué jeudi le général William Caldwell, porte-parole de la Force multinationale en Irak dirigée par les Etats-Unis.

Point noir : Bagdad, où les attaques ont augmenté de 22% par rapport aux trois semaines précédant le début du ramadan, le 23 septembre. Le général William Caldwell a ainsi évoqué "d'intenses discussions" sur la façon de modifier le plan de sécurité de la capitale. Dans le cadre de ce plan baptisé "En avant ensemble", lancé en juin par le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, environ 30.000 soldats américains et irakiens ont été déployés. "Ce n'est pas une coïncidence si la montée des attaques contre les forces de la coalition et l'augmentation du nombre des victimes américaines coïncide avec notre présence croissante dans les rues de Bagdad et la course aux élections de mi-mandat américaines" le 7 novembre, juge le haut-gradé américain.

Plus de 60 morts sur la seule journée de jeudi

Depuis début octobre, 74 soldats américains ont été tués en Irak, un mois qui s'annonce comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine depuis l'invasion du pays en mars 2003. En même temps, durant les trois premières semaines d'octobre et malgré le déploiement massif américain, des dizaines d'Irakiens ont péri tous les jours en Irak, surtout à Bagdad, dans les violences confessionnelles, mais aussi dans les attaques de la guérilla formée d'activistes extrémistes sunnites. Ces violences ont fait jeudi plus de 60 morts, en majorité des civils à Bagdad et dans le nord du pays.

"L'ennemi sait que le fait de tuer des innocents et des Américains fera les titres des journaux et provoquera un sentiment de frustration", estime le général Caldwell. "Les éléments extrémistes comprennent le pouvoir des médias et font plus d'efforts pour viser les forces de la coalition".

Intervenant jeudi dans un rassemblement électoral aux Etats-Unis, le président George W. Bush a exclu que les soldats américains, au nombre de 140.000, se retirent battus d'Irak, 24 heures après avoir admis pour la première fois, une analogie possible avec la guerre du Vietnam. "Nous ne retirerons pas nos troupes d'Irak avant d'avoir vaincu les terroristes (...) Nous allons l'emporter en Irak", a-t-il martelé.

D'après agence

le 20 octobre 2006 à 13:51
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