La centrale nucléaire de Natanz en Iran © TF1-LCIAlors qu'un projet de résolution demandant des sanctions économiques à l'encontre de l'Iran devrait rapidement être présenté au Conseil de sécurité des Nations-unies, selon un haut responsable britannique, l'Iran envisage une autre voie. Téhéran "vient d'avoir une idée" : elle a proposé mardi de créer un consortium pour la production en territoire iranien d'uranium enrichi et permettre ainsi de surveiller les activités de Téhéran.
Paris réticente, Solana "intéressé"
L'objectif de Téhéran est ainsi de montrer sa bonne volonté : "la France, au travers des sociétés Eurodif et Areva, pourra contrôler de façon tangible nos activités", a expliqué le directeur adjoint de l'Agence iranienne de l'énergie atomique Mohammad Saeedi. Idée immédiatement retoquée par Paris. La France veut attendre une réponse définitive et claire de l'Iran vis-à-vis de l'ONU sur sa production.
"Il faut que les Iraniens suspendent leurs activités d'enrichissement, c'est sur ce point que nous attendons une réponse iranienne" affirme ainsi le ministère français des Affaires étrangères. Toutefois "s'il y a une réponse positive des Iraniens sur ce point-là (la suspension de l'enrichissement), il pourra y avoir des négociations où chacun sera libre d'amener les propositions qu'il souhaite". Il a rappelé l'existence d'un "canal de dialogue avec les Iraniens, qui est M. Solana", le Haut représentant pour la politique extérieure européenne.
Ce dernier, qui est en contact avec le négociateur en chef du nucléaire iranien Ali Larijani, a pour sa part jugé mardi "intéressante" l'idée d'une telle surveillance française du programme nucléaire iranien.
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