Tony Blair lors de son dernier congrès en tant que patron des Travaillistes, le 26 septembre 2006 © LCI-TF1Tony Blair n'a pas pu éviter le sujet. Au lendemain de l'annonce de la condamnation à mort de l'ex-dictateur irakien Saddam Hussein, le premier ministre britannique a été assailli de questions sur la sentence de mort par pendaison, lors sa conférence de presse mensuelle.
"Nous sommes contre la peine de mort, qu'il s'agisse de Saddam ou de n'importe qui", a déclaré Tony Blair, sans pour autant commenter plus en détails cette condamnation, préférant renvoyer les journalistes aux propos de sa ministre des Affaires étrangères, qui avait salué dimanche le verdict de culpabilité. Lundi matin, Margaret Beckett a précisé la position du Royaume-Uni, en évoquant l'opposition des Britanniques à la peine de mort, tout en soulignant que cette condamnation était légitime car elle avait été prononcée par un tribunal irakien. "Nous n'approuvons pas la peine capitale, nous ne l'avons jamais approuvée et essayons toujours de persuader les autres de ne pas l'utiliser", a-t-elle précisé devant la presse. La ministre des Affaires étrangères a aussi rejeté l'idée que la condamnation à mort de Saddam Hussein puisse en faire un "martyr".
"Montrer la voie vers le seul avenir"
Tony Blair a cependant souligné que la condamnation de Saddam Hussein représentait un "rappel clair" de la "barbarie" de son régime, et aidait à "montrer la voie" que souhaite le peuple irakien. "Le procès de Saddam nous donne la possibilité de voir à nouveau ce qu'était le passé de l'Irak, la brutalité, la tyrannie, les centaines de milliers de personnes qu'il a tuées, les guerres qui ont fait un million de victimes", a ajouté le Premier ministre britannique.
Pour le Premier ministre britannique, ce procès a surtout permis de "montrer la voie vers le seul avenir, que veut le peuple irakien, qui est un Irak non sectaire dans lequel les gens de différentes communautés vivent ensemble et décident de leur avenir via la démocratie".
Pour Massimo D'Alema, cette exécution serait "inacceptable" |
Le chef de la diplomatie italienne, Massimo D'Alema, a déclaré lundi à Paris qu'une exécution de Saddam Hussein serait "inacceptable", pour une raison de principe et parce qu'elle pourrait conduire l'Irak "vers une véritable guerre civile". |
(D'après agence)
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