Fin de l'enlèvement collectif à Bagdad

le 15 novembre 2006 à 11h46 , mis à jour le 15 novembre 2006 à 11h53

La quasi-totalité des personnes enlevées mardi dans un bâtiment de recherche du ministère de l'Enseignement supérieur ont été relâchées.

TF1/LCI Le ministère de l'Enseignement supérieur irakienLe ministère de l'Enseignement supérieur irakien © TF1/LCI

La quasi-totalité des personnes enlevées mardi à Bagdad dans un bâtiment de recherche du ministère de l'Enseignement supérieur ont été relâchées, a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre. "Seules deux personnes enlevées hier sont toujours aux mains de leurs ravisseurs", a déclaré Ali al-Dabbagh, porte-parole du Premier ministre Nouri al-Maliki."Au total, 39 personnes ont été enlevées mardi: 16 employés, 5 visiteurs et 18 gardes de la Force de protection des installations. Vingt ont été libérées dès hier, 17 à l'aube aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Mardi, le ministre de l'Enseignement supérieur, Abed Diab al-Oujaili, avait indiqué que près de 100 employés et visiteurs avaient été enlevées. Les ravisseurs étaient arrivés à bord d'une vingtaine de véhicules semblables à ceux utilisés par les forces de sécurité. Ils portaient des uniformes des commandos de la police irakienne, selon plusieurs témoignages. "Nous sommes encore sous le choc, la plupart de nos employés libérés n'ont pas regagné leur travail ce matin. Ils ont appelé pour nous informer qu'ils restent en famille", a raconté Bassil al-Khatib, porte-parole du ministère de l'Enseignement supérieur. "Nous ne disposons pas d'un chiffre précis du nombre d'employés enlevés ou libérés", a-t-il ajouté.

Cet enlèvement collectif est survenu alors que plusieurs dizaines de milliers de policiers irakiens et soldats américains ont été déployés à Bagdad, pour tenter de sécuriser la capitale, en proie à des violences confessionnelles qui ont fait des milliers de morts depuis le début de l'année. Les enlèvements collectifs, le plus souvent à caractère confessionnel, ne sont pas rares en Irak. La communauté sunnite dénonce de longue date la responsabilité d'escadrons de la mort chiites agissant dans l'ombre des forces de sécurité. Cinq hauts gradés de la police en charge du quartier où s'est déroulé le rapt ont d'ailleurs été arrêtés sur ordre du ministère de l'Intérieur.

D'après agence

le 15 novembre 2006 à 11:46
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