Un calme relatif règne à Beyrouth après une nuit de couvre-feu © TF1/LCIUn calme précaire régnait vendredi matin à Beyrouth, au lendemain de violences meurtrières entre partisans de l'opposition et du gouvernement dans les quartiers musulmans de la ville, qui ont fait quatre morts et plus de 150 blessés. Une heure après la levée du couvre-feu décrété la veille, la circulation était fluide au coeur de la capitale et quelques commerces ouvraient pour la journée.
Dans le quartier de Zokak al-Blat, touché par les violences de la veille, seule la présence de bennes d'ordure renversées ou incendiées, ainsi que de blindés de l'armée aux carrefours rappelaient les incidents de la veille. Epiceries et boulangeries avaient levé leurs rideaux de fer, alors que le quartier dormait encore, tous les établissements scolaires de Beyrouth étant fermés jusqu'à lundi. Dans le centre-ville, où l'opposition menée par le Hezbollah chiite poursuit un sit-in depuis le 1er décembre, le calme régnait aussi, alors que la veille des hommes armés de gourdins s'étaient rassemblés dans et autour du campement de tentes, prêts à en découdre.
Cette explosion de violence, d'une intensité sans précédent entre sunnites et chiites depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), était intervenue 48 heures après la grève générale organisée par l'opposition, qui avait déjà été émaillée de violences meurtrières. Elle a coïncidé avec la conférence d'aide internationale pour le Liban, organisée jeudi à Paris, où la communauté internationale a renouvelé son soutien au Premier ministre Fouad Siniora et promis une aide de 7,6 milliards de dollars au Liban.
(D'après agence)
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