"La mort de Saddam ne regarde que les Irakiens"

le 06 janvier 2007 à 14h08 , mis à jour le 06 janvier 2007 à 14h54

Le Premier ministre irakien a vigoureusement protesté samedi contre les gouvernements et les ONG qui ont critiqué l'exécution.

TF1/LCI : Le Premier ministre irakien, Nouri al-MalikiLe Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki © TF1/LCI

Le Premier ministre irakien hausse le ton. Sortant du silence relatif qu'avaient jusqu'ici gardé les autorités irakiennes après les condamnations internationales de l'exécution de Saddam Hussein, Nouri al-Maliki a menacé samedi : son gouvernement "pourrait être obligé de revoir ses relations avec tous les Etats qui n'ont pas respecté la volonté du peuple irakien".

Ce discours vengeur a été prononcé à l'occasion d'une cérémonie officielle, organisée pour le 86e anniversaire de la fondation de l'armée irakienne. Prenant la parole au nom de tout son gouvernement, le Premier ministre a lancé : "Nous sommes stupéfaits des réactions de certains gouvernements qui pleurent sur le sort du despote sous prétexte qu'il a été exécuté un jour saint, alors qu'il a toujours violé" les fêtes saintes. "Nous estimons qu'il s'agit là d'une insidieuse sédition, d'une flagrante interférence dans les affaires internes de l'Irak, et d'un affront aux familles des victimes. Nous considérons l'exécution du dictateur Saddam Hussein comme une affaire interne qui ne regarde que les Irakiens".

"L'exécution du despote n'était pas une décision politique"

Même rejet des accusations de "procès politique" qui avaient fleuri après la condamnation de l'ancien dictateur. "L'exécution du despote n'était pas une décision politique, comme l'affirment les ennemis du peuple irakien. Cette décision a été appliquée après un juste procès, que le dictateur ne méritait pas", a souligné Nouri al-Maliki. "Nous avons régulièrement déclaré que Saddam Hussein ne représentait aucune composante du peuple irakien. Les crimes qu'il a commis contre le peuple, le pays et ses institutions sont indéfendables".

Dernier message, à destination cette fois des organisations internationales et de défense des droits de l'homme qui ont critiqué le procès et l'exécution de Saddam Hussein : "je me demande où elles étaient quand ont été commis les crimes d'Anfal, d'Halabja, avec des armes chimiques, avec des exécutions de masse, des fosses communes", s'est indigné le Premier ministre irakien. "Ces crimes ont coûté la vie à des milliers d'Irakiens et de citoyens des pays voisins. Pourquoi n'avons nous pas entendu alors toutes ces organisations ?"

D'après agence

le 06 janvier 2007 à 14:08
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9 Commentaires

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  • Poittevin gil, le 06/01/2007 à 20h55

    Qui peut regréter,?un assassin de sang froid ;dont la vie des hommes , avait si peu de valeur et qui se complaisait sur un charnier de simples gens??

  • Gerard, le 06/01/2007 à 19h58

    Saddam c'est du passée, 2007 l'avenir pour le peuple d'irak,la recontruction du pays,et que les soldats extèrieure rentre chez eux le plus rapidement. a plus important dans le monde a s'occuper.

  • Carl, le 06/01/2007 à 18h53

    La violence ammène malheuresement la violence ...

  • Ismail, le 06/01/2007 à 18h00

    Il a fallu ajouter " et george bush)

  • Luce, le 06/01/2007 à 17h09

    Ils ne comprennent pas que la violence et la barbarie de leurs techniques d'éxécution capitale (entre autres) sont une agression pour le monde civilisé et toutes les personnes dont la sensibilité est encore humaine. Puissent-ils un jour comprendre que la violence et la cruauté ne pourront jamais rien régler.

  • Coyote, le 06/01/2007 à 17h00

    "Ces crimes ont coûté la vie à des milliers d'Irakiens et de citoyens des pays voisins. Pourquoi n'avons nous pas entendu alors toutes ces organisations ?" N'aurait-il pas un peu raison, cet homme ?

  • Nad, le 06/01/2007 à 16h38

    Je comprends la reaction de cet homme, personne pour denoncer le comportement de saddam hussein et aujourd hui des voix s elevent contre son execution! cela effectivement ne regarde que le peuple irakien etant moi meme contre la peinde de mort, je comprends malgres tout ce ministre qui demande des comptes!! ou etions nous lorsqu il massacré son peuple? alors n jugeons pas et souhaitons pour ce pays la paix!!

  • Zohra Mahi, le 06/01/2007 à 16h36

    Avant d'être Irakien, le Président Sadam Hussein était Arabe et à ce titre, son sort concerne tous les Arabes.Mr Maliki qui est arrivé dans les bagages de l'armée américaine n'a aucune légitimité pour parler au nom de tous les irakiens qui ne sont pas seulement chiites .

  • Maxime, le 06/01/2007 à 16h23

    Je suis entièrement d'accord avec le premier ministre Irakien. Où étaient les organisations des droits de l'homme lorsque Saddam Hussein fesait massacrer des civils de son propre pays et des Iraniens à l'arme chimique sous l'oeuil bienveillant des occidentaux ?

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