La chaise vide de Saddam Hussein, exécuté le 30 décembre 2006, à la reprise du procès Anfal, le 8 janvier 2007 © TF1/LCI Lundi matin, les regards se sont portés vers une chaise dans la salle du Haut tribunal pénal irakien : celle qu'occupait Saddam Hussein jusqu'au 21 décembre, au moment de l'interruption du procès des campagnes militaires Anfal, au cours desquelles 180 000 Kurdes ont été tués en Irak en 1987-1988.
Sans surprise, la cour "a décidé d'abandonner toutes les procédures légales contre l'accusé" dans cette affaire -et de fait, dans les autres dossiers pour lesquels l'ancien dictateur, pendu le 30 décembre dernier pour le massacre de 148 villageois chiite en 1982, devait être jugé.
Si les poursuites sont éteintes contre Saddam Hussein, elles restent néanmoins valables pour ses co-accusés. Le procès se poursuit donc pour six anciens dirigeants du régime baassiste, dont le cousin de l'ex-raïs, Hassan al-Majid, dit "Ali le chimique". Tous risquent la peine de mort, bien que seul Ali le chimique" soit désormais accusé de génocide.
D'après agence
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