Affrontements à Beyrouth le 25 janvier 2007 © TF1-LCIA Beyrouth, des incidents ont fait trois morts et 152 blessés, selon la police. Des partisans et des opposants au gouvernement libanais se sont violemment affrontés jeudi dans les quartiers à majorité musulmane de la capitale. Le calme est finalement revenu en début de soirée, après que dizaines de blindés de l'armée se sont déployés dans les quartiers touchés. Les soldats ont même du tirer des coups de feu de semonce en l'air pour séparer les protagonistes. L'armée libanaise a mis en place un couvre-feu dans la capitale à partir de jeudi de 20h30 (19h30 heure française) jusqu'à 6h. Le chef du Hezbollah chiite Hassan Nasrallah a appelé ses partisans à se retirer des rues et à respecter ce couvre-feu.
Des dizaines de carcasses de voitures calcinées jonchaient les rues, désertées par les protagonistes. Les affrontements à coups de pierres et de bâtons ont commencé à l'Université arabe, située dans le Sud de la capitale. Les bagarres se sont ensuite étendues à la rue et les participants ont enflammé des pneus ainsi que des voitures pour bloquer la circulation, avant que les violences ne gagnent les quartiers voisins.
Appels au calme
Cette explosion de violence a en outre coïncidé avec la conférence d'aide internationale pour le Liban, organisée jeudi à Paris en présence du Premier ministre Fouad Siniora, soutenu par les pays occidentaux. Ce dernier a d'ailleurs lancé depuis la France un appel à la "sagesse" des Libanais, leur demandant de "refuser l'escalade". Le chef sunnite de la majorité antisyrienne, Saad Hariri, ainsi que le Hezbollah chiite et le chef du mouvement chiite Amal ont également appelé leurs partisans à la "retenue". Le Hezbollah pour sa part a diffusé sur sa chaîne de télévision Al-Manar un appel à "ses partisans à se retirer des rues et à empêcher les fauteurs de troubles d'atteindre leurs objectifs".
Ces violences entre sunnites et chiites, d'une ampleur sans précédent depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), interviennent 48 heures après la grève générale décrétée par l'opposition, menée par le Hezbollah chiite allié à des partis chrétiens, qui avait déjà été émaillée de violences meurtrières.
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