© AFP/Ali AbbasJalal Talabani, souffre d'"extrême fatigue et de déshydratation", mais sa vie n'est pas en danger a indiqué lundi matin le bureau du président irakien, au lendemain de son hospitalisation en Jordanie. "Les premiers résultats indiquent que son état est stable et qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter", annonce un communiqué de la présidence précisant encore que "les organes vitaux du président sont tous en bon état".
"J'ai parlé avec lui ce matin. Il avait bon moral", avait aussi déclaré auparavant à la chaîne CNN son fils Qubad Talabani. Qubad Talabani a ajouté que son père était monté à bord de l'avion qui l'emmenait à Amman et en était descendu par ses propres moyens, qu'il pouvait "se tenir debout", parler et se nourrir. "Il est atteint d'une maladie rénale et il est resté plusieurs heures en observation dans un hôpital de Souleimaniyah" (nord), avait précisé un haut responsable de son parti l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).
Apaiser les tensions
Jalal Talabani, premier président kurde de l'histoire de l'Irak, s'est construit une réputation d'homme de paix pour avoir tenté de réduire les divisions entre les différentes communautés du pays. Ennemi juré du président déchu Saddam Hussein, qui a opprimé sa communauté pendant des décennies et gazé son peuple, Jalal Talabani, 74 ans, avait été élu en avril 2005 président de la République, après avoir consacré une grande partie de sa vie à lutter dans la clandestinité contre l'Etat irakien.
Depuis le début de son mandat, il s'est voulu apaisant avec les Etats voisins, dont la Syrie et l'Iran, honnis par les Etats-Unis qui les accusent d'alimenter la guérilla en Irak. Mais il a aussi jugé que tout départ prématuré des GI's serait "catastrophique". Il s'est aussi attelé à la tâche presque impossible de surmonter, dans l'Irak de l'après-Saddam, les profondes divisions qui séparent musulmans sunnites et chiites, Arabes et Kurdes.
Traditionnel modérateur de la scène politique irakienne, Jalal Talabani est intervenu trois fois ces derniers jours pour jouer l'apaisement dans différentes affaires susceptibles de favoriser les violences confessionnelles en Irak. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, le pays est en proie à des scènes de violences presque quotidiennes qui ont fait des milliers de morts.
(D'après agence)
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