Ismaïl Haniyeh et Mahmoud Abbas, le 15 mars 2007 © TF1-LCIAvec 6 ministres issus du Fatah du président, 12 du Hamas du Premier ministre, dont Ismaïl Haniyeh, et 7 d'autres partis, le nouveau gouvernement palestinien voit le jour. Après des mois de tractations ponctuées de violences interpalestiniennes, le Conseil législatif palestinien (CLP, le Parlement), réuni samedi à Gaza, a voté par 83 voix (contre 3 contre) l'investiture du gouvernement d'union nationale, le premier au sein duquel cohabiteront les rivaux d'hier, le Fatah et le Hamas, depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994. Les nouveaux ministres ont ensuite prêté serment en fin d'après-midi. Haniyeh, qui parle de "nouvelle ère", a affirmé que le gouvernement tiendrait dimanche sa première réunion. Premières missions : résoudre la crise politico-financière et sortir les territroires de leur isolement.
Mais les débuts sont déjà difficile : les déclarations sont contradictoires. Le président palestinien Mahmoud Abbas prône l'apaisement contre "toutes les formes de violence" et appelle à la négociation avec l'Etat hébreu, quand le Premier ministre Ismaïl Haniyeh légitime le terrorisme, proclamant le droit de son gouvernement à "résister sous toutes ses formes" à l'occupation israélienne.
Du coup, Israël a redit sa position, comme jeudi. L'Etat hébreu a affirmé samedi encore qu'il "ne reconnaîtra pas" et ne négociera pas avec ce nouveau cabinet palestinien "ni avec aucun de ses membres", car "malheureusement, il n'y pas de reconnaissance d'Israël ni des accords précédents conclus avec l'Autorité palestinienne" et qu'"il n'y a pas de renonciation au terrorisme, mais il y a un appel clair du Premier ministre à ce qu'il appelle le droit à la résistance". En revanche, l'UE s'est déclarée samedi "prête à coopérer avec un gouvernement palestinien légitime qui adopterait une plate-forme reflétant les principes du Quartette".
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