© AFP/A. Al-SaadiUn groupe islamiste irakien a menacé samedi d'exécuter deux otages allemands si Berlin refusait de retirer ses troupes d'Afghanistan - soit plusieurs milliers d'hommes, actuellement basés dans le Nord du pays. Et à l'appui de ses dires, ce groupe a diffusé une vidéo sur un site internet islamiste montrant deux prisonniers occidentaux.
"Nous donnons au gouvernement allemand dix jours à partir de la date de ce communiqué pour annoncer et entamer le retrait de ses troupes d'Afghanistan", a indiqué le groupe, qui se nomme Kataeb Siham al-Haq (littéralement "Bataillon des flèches vertueuses"). "Nous vous avons prévenus. Sinon, vous ne verrez même pas un seul des corps de ces deux agents", affirme l'un des trois hommes encagoulés qui apparaissent dans la vidéo derrière les deux otages.
Deux ressortissants allemands vivant depuis longtemps à Bagdad
Un passeport allemand présenté dans la vidéo révèle que l'un des otages est une femme née à Teltow (Allemagne) en 1945, et nommée Geb Krause. Assise à terre à côté de son fils, elle appelle la chancelière allemande Angela Merkel à sauver sa vie et celle de son enfant en ordonnant le retrait des troupes allemandes d'Afghanistan, selon une traduction écrite en arabe de sa déclaration. "Je suis menacée. Ces gens veulent tuer mon fils devant mes yeux et me tuer ensuite si les troupes allemandes ne sont pas retirées d'Afghanistan", dit-elle.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier avait confirmé le 12 février que deux ressortissants allemands avaient disparu une semaine auparavant en Irak et qu'ils avaient pu avoir été enlevés. Selon le quotidien berlinois Tagesspiegel et la chaîne de télévision publique ARD, les deux personnes enlevées sont une mère de plus de 60 ans et son fils d'une vingtaine d'années. Ils vivaient depuis longtemps à Bagdad, la femme étant mariée avec un médecin irakien. Selon le quotidien populaire Bild, l'un des deux otages travaillait comme "technicien" au ministère irakien des Affaires étrangères. Sans donner de confirmation, le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé samedi qu'une "cellule de crise étudiait la situation".
D'après agence
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