Le conseil de sécurité de l'ONU vote des sanctions contre l'Iran, le 23 décembre 2006 © TF1/LCILe Conseil de sécurité de l'ONU a infligé samedi de nouvelles sanctions économiques et commerciales à l'Iran, pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles, dans une résolution adoptée à l'unanimité de ses quinze membres. Téhéran avait ignoré une précédente résolution, accélérant au contraire ses opérations d'enrichissement d'uranium, selon le constat établi par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). La nouvelle résolution contient un embargo sur les achats d'armes à l'Iran et des restrictions volontaires aux ventes d'armements à ce pays.
Elle prévoit aussi des restrictions financières et commerciales, ainsi que sur les voyages de certaines personnalités iraniennes associées au programme nucléaire ou liées au corps des Gardiens de la révolution (Pasdaran). Le nouveau texte réitère l'exigence de la communauté internationale que l'Iran suspende ses activités sensibles (enrichissement et retraitement d'uranium) "mesure essentielle à l'établissement de la confiance dans le caractère purement pacifique de son programme nucléaire". Il rappelle en annexe les propositions économiques et diplomatiques faites à l'Iran par les Européens en juin pour convaincre Téhéran de prendre cette mesure.
"Illégale, inutile et injustifiable"
L'Iran assure mener son programme nucléaire uniquement à des fins civiles, mais la communauté internationale le soupçonne de vouloir se doter de l'arme atomique. Comme la précédente, la résolution 1747 invoque l'article 41 de la Charte de l'ONU, qui autorise des sanctions économiques et commerciales mais exclut l'usage de la force.
De même, elle prévoit un nouveau rapport dans les 60 jours du directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, sur la manière dont l'Iran aura respecté la résolution. Elle précise que si c'est le cas, les sanctions seront levées, sinon de nouvelles mesures seront envisagées mais devront résulter d'une nouvelle résolution.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne ont appelé samedi à une solution négociée à la crise, après l'imposition de ces nouvelles sanctions par l'ONU. Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a rejeté la résolution infligeant de nouvelles sanctions à son pays, adoptée samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU, la qualifiant d'"illégale, inutile et injustifiable".
D'après agence
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