Marins capturés : Londres hausse le ton

le 27 mars 2007 à 12h48 , mis à jour le 27 mars 2007 à 13h07

"Nous ne pouvons accepter que nos militaires soient interceptés (...) dans les eaux irakiennes en vertu d'un mandat de l'Onu", a indiqué mardi Tony Blair.

TF1/LCITony Blair au premier jour du congrès annuel du Labour à Manchester, le 24 septembre 2006 © TF1/LCI

Tony Blair a mis en garde mardi l'Iran contre la prolongation de la captivité des 15 marins et fusiliers-marins de la Royal Navy enlevés vendredi par ses Gardiens de la révolution. "Nous essayons de régler cela par les canaux diplomatiques et de faire comprendre au gouvernement iranien que ces gens doivent être relâchés et qu'il n'y a absolument aucune justification à leur détention", a dit le Premier ministre britannique.

"Et j'espère que nous parviendrons à lui faire comprendre qu'il doit les relâcher. Dans le cas contraire, cette affaire entrera alors dans une phase différente", a dit le leader travailliste à la chaîne GMTV. Prié de s'expliquer sur la nature de cette "phase différente", Tony Blair a répondu : "Eh bien, on verra, mais ils doivent comprendre que nous ne pouvons accepter que nos militaires soient interceptés alors qu'ils sont dans les eaux irakiennes en vertu d'un mandat de l'Onu, effectuant une patrouille tout a fait justifiée et conforme à ce mandat, puis qu'ils soient effectivement faits prisonniers et emmenés en Iran."

La ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a également appelé mardi l'Iran à assurer le "retour rapide" des 15 marins britanniques et à accorder un accès consulaire afin de s'assurer de leur bon état de santé.

Eviter une escalade

Les autorités britanniques ont obtenu l'assurance que les 15 captifs étaient bien traités mais elles se sont vu refuser tout accès à eux et toute indication quant au lieu où ils se trouvent. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Mahdi Mostafavi a déclaré lundi que les militaires seraient interrogés pour établir s'ils ont franchi délibérément ou non la frontière irako-iranienne.

La Grande-Bretagne a jusqu'à présent privilégié les pressions diplomatiques pour obtenir la libération de ses ressortissants, dans l'espoir qu'elles aboutiront à un résultat et que l'Iran saisira l'occasion pour faire marche arrière et éviter une escalade.

D'après agence

le 27 mars 2007 à 12:48
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience