Le site historique de Madaen Saleh, en Arabie saoudite © TF1-LCILa phraséologie officielle évoque Al-Qaïda, mais les circonstances de l'opération, les lieux dans lesquelles elle a été opérée, tout comme les charges exactes qui pèsent sur les personnes arrêtées, restent floues. Tout au plus sait-on, d'après les informations du ministère de l'Intérieur saoudien, que cent soixante-douze individus soupçonnés de terrorisme ont été arrêtées par les forces de sécurité du pays. Parmi eux, des ressortissants étrangers, en nombre non précisé.
Le ministère de l'Intérieur saoudien évoque l'arrestation de "Saoudiens et non Saoudiens, membres de sept cellules du groupe déviant" - un terme généralement utilisé pour désigner la branche locale du réseau Al-Qaïda, contre laquelle l'Arabie saoudite mène campagne depuis mai 2003, lorsque le royaume avait été frappé pour la première fois par des attentats, dont plusieurs ont visé des Occidentaux. "Des armes, de l'argent et des documents ont également été saisis", ajoute-t-on de source officielle, en précisant que des attentats contre des bases militaires et des installations pétrolières étaient en préparation, y compris des attaques par avion.
L'Irak désigné à mots couverts
Pour le ministère de l'Intérieur, dont un haut gradé a annoncé la nouvelle dans une communication télévisée, ces arrestations prouvent que "le groupe déviant est lié à des éléments étrangers et tire parti des régions troublées extérieures au royaume pour (ses opérations de) planification, de recrutement et d'entraînement". Ces "régions troublées extérieures" pourraient désigner l'Irak.
Par ailleurs, a précisé le général apparu à la télévision saoudienne, en dépit de l'action déterminée des forces de sécurité, les militants d'Al-Qaïda tenteraient actuellement de "reprendre leurs activités criminelles afin de mettre à mal la sécurité et l'ordre public et nuire à l'économie du pays".
D'après agence
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