Londres et Téhéran en "discussions bilatérales"

le 01 avril 2007 à 07h24 , mis à jour le 02 avril 2007 à 08h28

Londres, qui refuse de présenter des excuses comme l'exige l'Iran, reconnaît des "relations directes" pour libérer ses 15 marins. L'Iran confirme.

TF1-LCI : Incidents devant l'ambassade britannique à Téhéran, le 1er avril 2007Incidents devant l'ambassade britannique à Téhéran, le 1er avril 2007 © TF1-LCI

Pour la première fois, Londres a reconnu dimanche avoir des "discussions bilatérales directes" avec Téhéran pour obtenir la libération de ses 15 marins capturés par l'Iran le 23 mars, par la voix du ministre de la Défense britannique, Des Browne. "Nous nous efforçons de résoudre cette affaire aussi vite que possible et de la résoudre par des moyens diplomatiques et nous faisons tous les efforts en ce sens", a-t-il ajouté sur la BBC. Dans la soirée, l'Iran a confirmé cette informations, affirmant même que les contacts avec Londres n'avaient jamais été interrompus.

En attendant, la télévision iranienne en langue arabe a diffusé dimanche soir les images de deux autres marins parmi les 15 militaires britanniques capturés le 23 mars. Et quelque 200 étudiants islamistes se sont rassemblés dimanche devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, jetant des pierres et des pétards pour protester contre l'entrée présumée des marins britanniques dans les eaux iraniennes. Personne n'a toutefois été blessé et il n'y a pas de dégâts. Les manifestants, membres de la milice islamiste Bassidj, réclamaient aux cris de "Mort à la Grande-Bretagne !" un procès et une sentence pour les 15 marins britanniques capturés le 23 mars par les forces iraniennes dans le nord du Golfe, appelant le gouvernement iranien à ne pas céder aux pressions internationales.

En dépit de l'escalade verbale des derniers jours et de nouvelles accusations lancées samedi par le président Mahmoud Ahmadinejad, l'Iran et la Grande-Bretagne gardaient ouverte dimanche la voie diplomatique pour tenter de sortir de la crise. Londres, selon l'hebdomadaire britannique Sunday Telegraph, recherche actuellement un compromis susceptible de permettre la libération de ses marins et espère pouvoir envoyer dans ce pays un haut responsable de la marine afin de négocier. Une solution diplomatique, selon un sondage publié par le journal, semble d'ailleurs avoir la faveur des Britanniques. 40% des personnes interrogées approuvent l'attitude du gouvernement privilégiant une issue diplomatique, sans présenter d'excuses, alors que 26% estiment que Londres devrait formuler des excuses.

Deux semaines de crise

Le président Ahmadinejad a renouvelé samedi ses exigences "d'excuses" de la part de Londres et dénoncé "l'arrogance" de la Grande-Bretagne, avant de se rendre dimanche sur le front de la guerre Iran-Irak (1980-88), pour l'anniversaire de la fondation de la République islamique en 1979. Et en pleine crise, l'Iran a formellement protesté contre une "fusillade" déclenchée selon lui le 29 mars par des soldats britanniques autour de son consulat à Bassorah, dans le sud de l'Irak. L'armée britannique avait démenti ces accusations.

Sortant pour la première fois de sa réserve, le président américain George W. Bush a lui jugé "inexcusable" la capture des marins, qu'il a qualifiés "d'otages", tout en plaidant pour une solution "pacifique". L'Union européenne, en réclamant la "libération immédiate et inconditionnelle" des marins, ainsi que Washington ont apporté leur soutien à la Grande-Bretagne dans le bras de fer qui l'oppose à Téhéran depuis la capture des marins à l'embouchure du Chatt al-Arab par des Gardiens de la Révolution iraniens. L'Iran soutient que les marins britanniques se trouvaient alors dans ses eaux territoriales. La Grande-Bretagne assure au contraire qu'ils effectuaient une mission de routine dans les eaux irakiennes.

Deux avions américains soupçonnés d'avoir violé l'espace aérien iranien

Un responsable militaire iranien a affirmé dimanche que deux avions de combat américains avaient violé l'espace aérien iranien au-dessus de la province du Khouzistan (sud-ouest), selon le site internet de la télévision d'Etat en langue arabe Al-Alam. Un porte-parole militaire américain a affirmé avoir vérifié les déclarations iraniennes et nié une violation de l'espace aérien de la République islamique par des avions américains.

D'après agence

le 01 avril 2007 à 07:24
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1 Commentaires

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  • Guy, le 01/04/2007 à 08h16

    Que ce soit dans les eaux Irakienne ou Iranienne,le gouvernement islamique de teheran doit libère les otages britannique et ceux sont conditions,je ne comprend pas pourquoi Mr CHIRAC NE PREND PAS UNE DECISION DE SOUTIEN AUX ANGLAIS,pour la libération des otages et s'il le faut une force d'intervention internationale soit mise en place.N'oublions pas que l'IRAN possède l arme nucléaire

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