Affrontements meurtriers à Tripoli, au Nord du Liban (archives) © TF1/LCI
Violents affrontements à Tripoli
Le bilan ne cesse d'augmenter alors que les afforntements se poursuivaient dans l'après-midi. 40 personnes (23 soldats libanais, 15 combattants du groupuscule extrémiste palestinien Fatah al-Islam et 2 civils) ont été tués dimanche dans de violents affrontements dans le nord du Liban entre l'armée et des extrémistes, selon un nouveau bilan de l'armée libanaise. 29 militaires libanais ont en outre été blessés, dont certains grièvement. On ignorait dans l'immédiat le nombre de blessés parmi les membres de Fatah al-Islam.
Ces affrontements ont éclaté à l'aube dans la grande ville de Tripoli et à l'abord du camp de réfugiés palestiniens voisin de Nahr al-Bared, bastion du groupe Fatah al-Islam et auraient démarré par une perquisition des autorités libanaise chez un des chefs présumé des combattants islamistes. L'armée libanaise s'est déployée en force entre le camp palestinien et Tripoli (deuxième plus grande ville du Liban, à majorité sunnite). D'importants renforts sont arrivés dans la matinée à Tripoli. Les soldats libanais ont été accueillis par les hourras des habitants de cette ville à majorité sunnite, qui scandaient "Vive l'armée libanaise". En outre, la Syrie a décidé dimanche de fermer deux postes-frontières avec le Liban après ces violents affrontements, selon l'agence Sana.
Appel au calme
A Tripoli, les accrochages ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la ville tandis que les affrontements à Nahr al-Bared se sont déroulés à l'entrée du camp où est postée l'armée libanaise. Aux termes d'accords libano-palestiniens, les forces de l'ordre libanaises ne sont pas autorisées à entrer à l'intérieur des camps de réfugiés. A Beyrouth, le chef de la majorité parlementaire Saad Hariri a lancé un appel au calme, soulignant son soutien à l'armée libanaise et demandant à la population de Tripoli de coopérer avec elle.
Fatah al-Islam, qui reconnaît des affinités idéologiques avec Al-Qaïda mais dément des liens organisationnels avec le réseau terroriste, entraîne des jeunes palestiniens à Nahr al-Bared pour, selon son porte-parole Abou Salim, combattre "les juifs en Palestine". Ce groupe avait annoncé sa création le 26 novembre 2006, quelques jours après l'arrestation de deux de ses membres par l'armée libanaise. En mars, le ministre libanais de l'Intérieur Hassan Sabeh l'avait accusé d'un double attentat ayant fait trois morts, des chrétiens, le 13 février au nord-est de Beyrouth.
(D'après agence)
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