Le chauffeur de taxi égorgé à Tel Aviv © LCIDeux Franco-Israéliens arrêtés lundi à Tel-Aviv après le meurtre à coups de couteau d'un chauffeur de taxi palestinien ont été placés mardi en détention pour dix jours et trois jours. La victime, père de cinq enfants, a été inhumée mardi à Beit Hanina, localité de Jérusalem-Est dont il était résident.
"Un des suspects a avoué qu'il avait commis un crime anti-arabe pour des raisons nationalistes", a indiqué mardi la police. L'un des deux hommes aurait ajouté : "j'ai décidé de tuer un Arabe parce qu'il était Arabe". Selon le quotidien Yédiot Aharonot, l'un des deux meurtriers présumés aurait précisé les circonstances du crime : "lorsque nous sommes arrivés à la maison, j'ai proposé au chauffeur de venir prendre un verre avant de rentrer sur Jérusalem. Je suis allé à la cuisine et j'ai ramené un grand couteau avec lequel je lui ai tranché la gorge".
"Pas responsable de ses actes"
Selon la police, les deux frères ont été interpellés lors d'une patrouille de routine "en raison de leur attitude suspecte et de la présence de traces de sang sur leurs vêtements". Les policiers se sont aussitôt rendus à leur appartement et y ont découvert le corps d'un Arabe de Jérusalem-est âgé de 35 ans, a ajouté l'un des enquêteurs. Au bas de la maison des suspects se trouvait le taxi appartenant à la victime.
"Il est clair qu'il s'agit d'un homme qui n'est pas responsable de ses actes et ne différencie pas entre le bien et le mal", a déclaré au sujet du principal suspect son avocat à la radio de l'armée israélienne. "Il raconte plein d'histoires invraisemblables, notamment que sa mère et sa femme ont été violées par des Arabes. Il parle de messianisme et évoque 'des voix' qui lui ont dicté son acte. A mon avis, il doit être examiné par un psychiatre et ne peut pas être jugé par un tribunal", a-t-il conclu.
Le maire de Jérusalem a ordonné aux services sociaux de la municipalité de venir immédiatement en aide à la famille du chauffeur palestinien assassiné. Il a en outre demandé à l'Etat d'Israël de considérer cette famille comme "victime du terrorisme" afin qu'elle puisse bénéficier de tous les avantages octroyés à ce titre par les Caisses d'assurances nationales. Un responsable de la police de Tel-Aviv chargé de l'enquête, a précisé que la police avait déployé des renforts dans la région, par crainte de représailles palestiniennes.
D'après agence
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