Soldats de l'armée libanaise © TF1/LCIRéactions politiques et internationales
- Les Etats-Unis annoncent une aide militaire
Les Etats-Unis ont apporté mardi leur soutien total au Premier ministre libanais Fouad Siniora, se déclarant prêts à lui accorder une aide militaire d'urgence pour appuyer l'armée libanaise dans les combats contre le Fatah al-Islam. "Le Liban a raison de tenter de protéger sa population, de faire respecter sa souveraineté et nous soutenons donc beaucoup les efforts du gouvernement Siniora", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice. Le Premier ministre libanais "lutte contre un ennemi extrémiste très coriace", a ajouté la chef de la diplomatie américaine.
- Ban Ki-Moon demande la fin des "attaques criminelles"
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a de nouveau appelé mardi à la cessation des "attaques criminelles" contre l'armée libanaise dans le nord du Liban et a déploré celle commise contre un convoi humanitaire de l'ONU dans le camp de Nahr al-Bared. "Ces actes constituent une offensive contre la stabilité et la souveraineté du Liban et ont sérieusement mis en danger les civils. Elles doivent cesser immédiatement", a affirmé Ban Ki-Moon.
- Le Fatah met en garde contre un "soulèvement" palestinien
Le mouvement Fatah a lui mis en garde contre un "soulèvement" dans les 12 camps de réfugiés palestiniens du Liban, si l'armée libanaise poursuit son bombardement de Nahr al-Bared, où le groupe islamiste Fatah al-Islam est retranché. "Aucun Palestinien, et aucune faction palestinienne au Liban n'acceptera que le peuple palestinien soit massacré dans une punition collective comme c'est le cas à Nahr al-Bared", a déclaré le chef du Fatah au Liban. Le responsable palestinien a ensuite réitéré un appel à "un cessez-le-feu immédiat pour résoudre le problème de Fatah al-Islam en coordination avec l'Etat libanais".
La situation au Liban
- Des milliers de réfugiés fuient le camp assiégé
La trêve annoncée par le Fatah al-Islam tenait toujours mercredi, et l'exode des réfugiés palestiniens se poursuivait. De nombreux civils continuaient d'emprunter le corridor humanitaire autorisé par l'armée aux entrées sud du camp pour se rendre dans le camp palestinien proche de Baddaoui, à une dizaine de kilomètres plus loin. Selon un responsable palestinien, des milliers de réfugiés, hommes, femmes et enfants avaient commencé dès mardi soir à fuir à pied ou en voiture Nahr al-Bared, qui abrite quelque 31.000 personnes. Un premier convoi d'aide humanitaire a pu entrer dès mardi dans le camp pour apporter des vivres et deux ambulances ont pu commencer à évacuer les blessés.
- Dernier bilan des combats
Au total, 68 personnes - 30 soldats, 18 islamistes, 19 réfugiés palestiniens et un civil libanais - ont été tuées depuis dimanche dans les combats qui avaient éclaté à Tripoli, la capitale du Liban nord, et à Nahr Al-Bared.
(D'après agence)
Le Fatah al-Islam, un groupuscule proche de Damas |
Réputé proche d'Al-Qaïda et des services de renseignements syriens, le Fatah al-Islam, groupuscule composé d'extrémistes palestiniens et d'autres nationalités arabes, est issu du mouvement palestinien pro-syrien Fatah Intifada, opposé au Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, le plus influent dans les 12 camps de réfugiés palestiniens que compte le Liban. Nahr al-Bared est son bastion ; aux termes d'accords libano-palestiniens, les forces de l'ordre libanaises ne sont pas autorisées à entrer à l'intérieur des camps palestiniens. Les combats auraient démarré après une perquisition des autorités libanaises chez un des chefs présumé des combattants islamistes, à la suite du hold-up d'une banque perpétré par un gang d'islamistes. |
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