Bernard Kouchner l'a répété : "la solution pour sortir le Liban de la crise est entre les mains des Libanais". Le chef de la diplomatie française, en visite ce week-end au Liban pour poursuivre la démarche lancée voilà deux semaines en France où une réunion avait été organisée en présence de tous les partis liobanais, a fait état samedi àde "progrès" dans sa mission destinée à sortir le Liban de la crise, mais a ajouté que "tout n'est pas réglé, loin de là". Le ministre venait de rencontrer le président du Parlement Nabih Berri, une personnalité de l'opposition chiite. "Si les Libanais ne réussissent pas ce dialogue nécessaire, malheureusement ce sera encore la guerre", a prévenu Bernard Kouchner. "Il y a peu de temps pour reprendre le dialogue. Ce voyage n'est qu'un pas dans cette direction", avait déjà déclaré le ministre vendredi, à son arrivée.
Jusqu'à dimanche, le ministre français des Affaires étrangères s'efforcera, par des entretiens avec les responsables politiques libanais, de créer les conditions d'un dialogue entre eux. Le principal clivage politique libanais passe entre le gouvernement, soutenu par les pays occidentaux, et l'opposition emmenée par le Hezbollah. Les observateurs de la politique libanaise attendent peu de résultats de ce voyage, compte tenu de la complexité de la situation et de l'influence de pays étrangers comme la Syrie, l'Iran et les Etats-Unis, sur les acteurs locaux. Selon des sources politiques, Bernard Kouchner compte rencontrer collectivement les participants à la récente réunion de Paris, et certains dirigeants à titre individuel. Toutefois, son projet de réunir les différents responsables, éventuellement à l'ambassade de France, semble hors de portée, les deux camps étant encore inconciliables.
Avec agence







