Nahr al-Bared (Liban nord) © TF1/LCILe camp palestinien de Nahr al-Bared est désormais pratiquement vidé de ses 31.000 réfugiés, si ce n'est les combattants islamistes du Fatah al-Islam. Les bombardements de l'armée libanaise ont repris jeudi avec violence sur Nahr al-Bared. Même si l'armée dément qu'il s'agisse de "l'assaut final", selon un officier libanais, ce pilonnage "est un premier pas vers la bataille finale contre le groupe terroriste". Ceux-ci y sont maintenant retranchés depuis près de deux mois (les combats avaient débuté le 20 mai). Selon l'armée, quatre soldats ont été tués, dont deux dans une embuscade.
Des obus de tous calibres s'abattaient sur les positions du groupe islamiste, après plusieurs jours de tirs intermittents. La veille, une opération d'évacuation avait pu être réalisée, la première depuis plusieurs semaines, coordonnée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à laquelle l'armée avait donné son feu vert.
Mercredi, à la veille de l'anniversaire du début de l'offensive israélienne au Liban contre le Hezbollah chiite, le Premier ministre Fouad Siniora avait réclamé un renforcement des capacités de l'armée afin de "mettre fin" aux combats contre le "gang criminel" du Fatah al-Islam. Des renforts militaires sont arrivés pendant la nuit autour de Nahr al-Bared, où se sont déployés des troupes d'élite, des bataillons motorisés et des unités du génie et la route principale entre Tripoli et la frontièresyrienne, a été coupée à hauteur du camp. Ces combats, les plus meurtriers depuis la fin de la guerre civile en 1990, ont fait 178 victimes, dont 90 soldats, depuis le 20 mai.
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