Tony Blair arrivant à la réunion du Quartette, le 19 juillet 2007 © LCILe Quartette sur le Proche-Orient était réuni jeudi soir à Lisbonne pour définir son action dans la région et celle de son nouvel émissaire, Tony Blair : aider les Palestiniens à bâtir un Etat ou aller au delà en facilitant un large dialogue entre les parties. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana, et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov participeront notamment à cette rencontre.
D'entrée de jeu, Condoleeza Rice a abattu ses cartes. Il n'y a pas "d'objectif plus important que d'avoir un Etat palestinien viable" et il s'agit là du mandat "clairement défini" de Tony Blair, a-t-elle affirmé. "Il existe des négociations politiques que les Etats-Unis, pour une série de raisons, sont déterminés à diriger, en coordination avec le Quartette", a tenu à rappeler la secrétaire d'Etat, tout en faisant un éloge appuyé de Tony Blair, "une personnalité historique très compétente et respectée dans le monde".
"Faire plus pour la paix"
Soucieux de ne pas perdre la main dans la région, le président George Bush a lancé lundi un appel à une réunion internationale sur le Proche-Orient pour "faire plus pour la paix" dont Mme Rice devrait préciser les objectifs à ses interlocuteurs. Nommé le 27 juin dernier, Tony Blair a reçupour mandat d'oeuvrer à la mobilisation de l'assistance internationale à l'Autorité Palestinienne et à la mise en place d'un Etat palestinien.
Au cours d'un entretien avec le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dans la matinée à Madrid, Tony Blair a souligné "la grande volonté politique qu'il existe d'arriver à la paix et à la stabilité au Proche-Orient, ce qui passe par l'établissement de deux Etats", selon le gouvernement espagnol. Tony Blair a estimé "qu'il est important que la Palestine assume pleinement ses responsabilités" et soit capable de "gouverner et de garantir la sécurité et l'ordre public", selon la même source.
Les Etats-Unis veulent isoler le Hamas
Dix pays du sud de l'Europe se sont prononcés cependant pour un élargissement de son rôle qui l'amènerait à faciliter des "négociations sans préalable sur le statut final" des Territoires palestiniens entre Israéliens et Palestiniens. Plusieurs pays arabes et l'Autorité palestinienne ont souhaité que la réunion de Lisbonne permettent de ramener les différentes parties à la table des négociations et de créer une nouvelle dynamique de paix.
En visite à Lisbonne mercredi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a notamment prôné un dialogue entre l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas, qui ont pris le contrôle de la bande de Gaza, totalement exclu par les Etats-Unis. Au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue portugais Luis Amado, Mme Rice a réitéré la volonté de Washington de soutenir exclusivement le président palestinien Mahmoud Abbas, en isolant le mouvement radical Hamas. "Lorsqu'on n'est même pas capable de reconnaître le droit à l'existence de son partenaire, je ne vois pas comment on peut parler de paix", a-t-elle souligné.
M. Amado, pour sa part, a souligné qu'il ne voyait "aucune raison d'entamer une nouvelle relation avec le Hamas à l'heure actuelle". La veille, à l'issue d'un entretien avec M. Blair, le chef du gouvernement italien Romano Prodi et le chef de la diplomatie Massimo D'Alema, avaient exprimé mercredi à Rome le souhait de l'Italie que soit dégagé "un horizon politique qui imprime de nouvelles perspectives de négociations" au Proche Orient.
D'après agence
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