Un an après, le Hezbollah proclame la victoire

Par D.H. (avec agence), le 14 août 2007 à 21h46 , mis à jour le 14 août 2007 à 21h53

Un an après le conflit, les sympathisants du Hezbollah se sont réunis mardi dans la banlieue chiite de Beyrouth pour proclamer la "victoire" contre Israël.

TF1-LCI : Une foule de sympathisants du Hezbollah s'est rassemblée le 14 août 2007 dans la banlieue sud chiite de Beyrouth pour proclamer la victoire, un an après le conflitUne foule de sympathisants du Hezbollah s'est rassemblée le 14 août 2007 dans la banlieue sud chiite de Beyrouth pour proclamer la victoire, un an après le conflit © TF1-LCI

Une foule de sympathisants du Hezbollah s'est rassemblée mardi soir dans la banlieue sud chiite de Beyrouth pour écouter le chef du parti, Hassan Nasrallah, proclamer la "victoire" sur Israël, un an après le cessez-le-feu du 14 août 2006. "Allez Nasrallah, on t'attend Nasrallah", criait la foule qui affluait, agitant le drapeau jaune du Hezbollah, autour d'un terrain vague où les organisateurs du rassemblement avaient installé 50.000 chaises, déjà toutes occupées, face à un écran géant. Le long des avenues de la banlieue sud chiite, des banderoles proclamaient que "l'ère de la victoire est arrivée". Un an après la fin de la guerre, ce quartier frappé par les bombes israéliennes, qui abritait notamment le quartier général du Hezbollah, aujourd'hui rasé, continue à échapper au contrôle de l'Etat libanais.
 
Le chef du Hezbollah, qui vit dans la clandestinité car menacé de mort par Israël, n'est plus apparu en public depuis le 22 septembre 2006. Ce jour-là, une marée humaine l'avait acclamé dans la banlieue sud, un des fiefs du parti chiite libanais, lorsqu'il avait proclamé la victoire "historique et stratégique" sur Israël. Depuis, Hassan Nasrallah a prononcé plusieurs discours, toujours retransmis sur écran. Personne ne savait s'il allait apparaître en chair et en os mardi.
 
Le conflit entre Israël et le Hezbollah, déclenché le 12 juillet 2006, s'était achevé le 14 août après 34 jours de combats, par une trêve négociée sous les auspices de l'ONU. Mais l'Etat hébreu n'était pas parvenu à imposer le désarmement du Hezbollah. La milice chiite, qui est aussi le principal parti politique d'opposition, a accepté de reprendre ses habits civils mais conserve son arsenal militaire.

Par D.H. (avec agence) le 14 août 2007 à 21:46
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