Deuxième jour de visite en Irak pour Kouchner

le 20 août 2007 à 08h38 , mis à jour le 20 août 2007 à 20h22

Le ministre français des Affaires Etrangères a indiqué qu'il était venu en Irak pour écouter les protagonistes de la crise.

TF1 / LCI Bernard Kouchner et le président irakien Djalal Talabani en Irak, le 20 août 2007Bernard Kouchner et le président irakien Djalal Talabani en Irak, le 20 août 2007

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a poursuivi lundi une visite officielle en Irak, alors que le gouvernement irakien a appelé Paris à soutenir davantage ses efforts. Cette visite est la première d'un haut responsable français en Irak depuis l'invasion américaine de mars 2003. Elle illustre le rapprochement entre Washington et Paris sur ce dossier, source de vives tensions entre les deux capitales.
 
Le premier ministre irakien Nouri al Maliki a reçu Bernard Kouchner tard dimanche et a exhorté la France à lui apporter son soutien pour établir la sécurité et la stabilité dans le pays, "grâce à ses contacts dans la région et à sa stature internationale". Celui-ci a également souhaité que "les entreprises françaises participent à la reconstruction du pays, qui a commencé à se débarrasser des groupes terroristes".

Oeuvrer pour plus de démocratie
 
Le ministre français s'est entretenu lundi avec le président Jalal Talabani, qui serait à l'origine de l'invitation. Il a rappelé que la France appuyait une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu renforçant les possibilités d'action des Nations unies en Irak. Il a aussi réaffirmé que Paris était prêt à jouer un rôle en Irak, mais seulement après avoir écouté des représentants de toutes les communautés ethniques et religieuses. Il a ensuite visité les locaux de l'ambassade de France à Bagdad, pour y saluer le courage des personnels travaillant dans la capitale la plus  dangereuse du monde.

Dimanche, Bernard Kouchner avait souligné qu'il était venu en Irak pour écouter les protagonistes de la crise et qu'il considérait qu'il appartenait aux Irakiens eux-mêmes de forger une solution pour en sortir. Il a insisté sur la nécessité pour les Irakiens de recouvrer leur souveraineté, de maintenir l'intégrité territoriale du pays et d'œuvrer pour plus de démocratie. Il a souhaité un rôle accru de l'ONU en Irak (voir notre article). 

Moktada al Sadr : "Je soutiendrai l'Onu en Irak"

L'influent imam chiite Moktada al Sadr a déclaré lundi qu'une présence plus importante de l'Onu en Irak serait la bienvenue, si elle avait pour but d'aider à la reconstruction du pays. Dans son interview par le journal britannique The Independant, Sadr a souligné que l'Onu ne devait pas devenir "un nouveau visage de l'occupation américaine". Sadr dirige en Irak la milice de l'armée du Mahdi, qui combat activement les soldats américains et britanniques. "Si les Nations unies viennent réellement aider le peuple irakien, nous les aiderons dans leur tâche", a-t-il déclaré.

le 20 août 2007 à 08:38
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