George W. Bush et Nouri al-Maliki © TF1/LCIPremier pas vers la réconciliation nationale en Irak ou accord de la dernière chance ? Dimanche, les dirigeants chiites, sunnites et kurdes se sont engagés à relancer le processus de réconciliation en acceptant de résoudre les problèmes clé qui les opposaient, a annoncé le bureau du président irakien Jalal Talabani dans un communiqué. Les dirigeants ont notamment accepté de réduire les restrictions concernant les anciens membres du parti Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein, d'organiser des élections régionales et d'aider les forces de sécurité à mettre fin à la violence.
L'accord intervient après d'intenses pressions des autorités américaines et deux semaines avant la présentation devant le Congrès des Etats-Unis d'un rapport sur l'Irak par l'ambassadeur américain à Bagdad, Ryan Crocker, et le chef des forces de la coalition sur place, le général David Petraeus. "Après une série de réunions (...), les leaders politiques ont décidé de faire de sérieux efforts pour trouver des solutions pour venir à bout de la crise politique et sécuritaire en Irak", indique le communiqué. Les cinq dirigeants ont accepté une loi de réconciliation "pour garantir la justice et la transparence pour tous".
Les anciens baasistes réhabilités
Cette loi, qui doit encore être approuvée par le parlement, remplacera la loi de débaasification adoptée en 2003 à l'initiative de Washington, et permettra notamment aux anciens membres du parti Baas de réincorporer des postes à responsabilité de l'armée, des institutions et de la fonction publique, la réhabilitation des anciens baasistes étant exigée fermement par le bloc politique sunnite.
"Les dirigeants irakiens ont également accepté l'organisation d'élections régionales et la poursuite du dialogue sur des questions qui les divisent comme la réforme constitutionnelle et la loi sur le pétrole", précise le texte. Enfin, ils ont décidé de mettre un terme à "la détérioration de la sécurité et promis de travailler avec la force multinationale pour combattre les terroristes et les milices sans distinction d'affiliation politique". La Maison Blanche a immédiatement salué l'engagement inter-irakien considérant que c'était là "un important symbole" de leur volonté d'œuvrer pour l'ensemble du peuple irakien.
La France se dit prête à jouer un rôle de médiateur en Irak |
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué lundi que la France était prête à jouer un rôle de médiateur en Irak. Dans une tribune intitulée "Ce que la France peut faire" publiée dans le quotidien International Herald Tribune, le ministre explique qu'"il faut asseoir un gouvernement d'union nationale aux bases solides [en Irak]. La France est prête à agir comme médiateur dans cet effort". Il appelle également les Nations unies et les pays voisins de l'Irak à s'impliquer d'avantage pour sortir ce pays du marasme général dans lequel il est plongé depuis 2003. |
(D'après agence)
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