L'un des attentats perpétrés à Bagdad, le 1er aoùt 2007 © LCILe bilan s'alourdit d'heure en heure, après le triple attentat perpétré mercredi à Bagdad, en Irak. Selon un bilan encore provisoire des services de sécurité et des sources médicales, au moins 69 personnes ont péri dans ces attaques. Le premier attentat a eu lieu dans l'ouest de la capitale, où un camion piégé, qui a explosé non loin d'une station service, a fait au moins au moins 50 morts et 60 blessés. Selon une porte-parole de l'armée américaine, des soldats américains et irakiens étaient sur place lorsque ce camion contenant 26.500 litres a explosé.
Quelques heures plus tôt, une voiture piégée a explosé près du quartier commerçant de Karrada dans le centre de Bagdad tuant 16 personnes et en blessant 14, selon le porte-parole de l'armée irakienne pour les opérations de sécurité de Bagdad.
3653 militaires américains tués en Irak
Une troisième bombe explosé dans le quartier de Doura, dans le sud de la capitale, faisant trois morts et cinq blessés. Selon des témoins, un engin aurait par ailleurs explosé au passage d'une patrouille américaine. L'armée a confirmé cette attaque mais n'était pas en mesure de dire si celle-ci a fait des victimes.
Ces attentats viennent encore alourdir le bilan humain des violences quotidiennes qui ravagent l'Irak depuis 2003. Quatre soldats américains ont été tués et six autres blessés mardi dans deux attaques en Irak, selon un nouveau bilan de l'armée américaine. Ces décès portent à 3.653 le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003, dont 83 en juillet selon les chiffres du Pentagone.
Des sunnites se retirent du gouvernement |
Le principal bloc politique sunnite irakien a annoncé mercredi qu'il se retirait du gouvernement de coalition du Premier ministre, celui-ci n'ayant pas répondu à un certain nombre d'exigences. Cette décision est de nature à compliquer les efforts du fragile gouvernement Maliki pour faire adopter une série de lois que Washington juge cruciales pour mieux intégrer la minorité sunnite au processus politique et enrayer les violences interconfessionnelles. Le Front de la concorde, qui avait suspendu la semaine dernière les activités des six ministres qui le représentaient, réclamait un droit de regard plus important sur les questions de sécurité et accusait la coalition à dominante chiite de Maliki de ne pas le consulter sur des points importants. |
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