De plus en plus isolé, Bush promet de "tenir bon"

le 05 septembre 2007 à 11h13 , mis à jour le 05 septembre 2007 à 11h41

Ses soutiens républicains renâclent, le commandement militaire en Irak évoque un retrait prochain, mais Bush affirme voir "des progrès" sur le terrain.

[Expiré] [Expiré] gi us irak kalachnikov ak47 © AFP/T. Malterre

Aux Etats-Unis, George W. Bush s'efforce de défendre sa stratégie initiée en janvier d'envoyer 26.000 soldats en renforts en Irak pour mettre fin aux violences et aider à la stabilisation du pays. Mais cette décision est de plus en plus critiquée par les démocrates, majoritaires au Congrès, et plusieurs républicains qui se sont récemment démarqués de son administration. Et le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, a laissé entendre mardi dans une interview à la chaîne de télévision ABC qu'il pourrait recommander un début de retrait des troupes américaines d'Irak en mars 2008.

Pour le président américain, pas question de retrait ni de calendrier : c'est ce qu'il a réaffirmé ce mercredi à Sydney, où il est arrivé mardi soir pour le sommet Asie-Pacifique de l'Apec qui doit se tenir samedi et dimanche. Il arrivait d'Irak, où l'Australie est l'un de ses plus solides alliés et où il a effectué une visite surprise lundi. George W. Bush a assuré avoir vu des progrès en matière de sécurité et de situation politique en Irak, où il a promis de tenir bon aux côtés des Irakiens. "Encore une fois, je le répète, il y a plein de travail à faire. Il y a plein de travail à faire, mais la réconciliation prend forme", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre australien John Howard. "Et ce qui est important, selon moi, pour la sécurité de l'Amérique et pour la sécurité de l'Australie, c'est que nous tenions bon aux côtés des Irakiens et que nous les aidions".

Calendrier de retrait : il est urgent d'attendre

George W. Bush a également tenté de calmer les spéculations sur une éventuelle annonce dans le mois d'une réduction de la présence américaine en Irak. Il a conseillé d'attendre l'évaluation de la situation que le général Petraeus et Ryan Crocker, l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, doivent faire la semaine prochaine au Congrès. Des témoignages qui doivent eux-mêmes préfigurer le rapport que le gouvernement est tenu de remettre au Congrès d'ici au 15 septembre sur l'Irak.

Le président américain a toutefois répété que "nous pourrions être capables d'assurer la même sécurité avec moins de troupes" si la situation s'améliore à travers tout l'Irak. Mais il a aussi refusé de dire "si oui ou non ce serait le coeur de la politique" qu'il annoncerait à son retour aux Etats-Unis. Et de marteler une nouvelle fois : "Je ne m'intéresse pas à des calendriers ou dates artificiels de retrait. Nous remplissons nos objectifs". Sur une même ligne, le Premier ministre australien a réaffirmé son plein soutien aux Etats-Unis sur le terrain, sans perspective de retrait ni de diminution des troupes engagées.

D'après agence

Discussions sur le climat : "jamais sans la Chine"

Les questions chaudes d'actualité comme l'Irak ou encore avant le nucléaire nord-coréen se sont déjà invitées aux premières discussions informelles de l'Apec. Le sommet devrait pourtant officiellement être essentiellement consacré au changement climatique et au commerce, même si John Howard l'a déjà vidé d'une partie de son suspense en affirmant qu'aucun engagement contraignant ne serait adopté sur les émissions de gaz à effet de serre. George W. Bush, dont le pays a toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto, s'est de son côté dit prêt à travailler avec les Nations Unies sur le climat, mais a aussi estimé que tout progrès sur la question passerait également par un engagement de la Chine.

le 05 septembre 2007 à 11:13
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