Gordon Brown en Irak, le 2 octobre 2007 © TF1/LCISerait-ce le début du retrait des troupes britanniques d'Irak ? Le Premier ministre Gordon Brown a en tout cas annoncé que 1000 soldats devraient quitter le pays avant la fin de l'année, remettant ainsi aux Irakiens le contrôle de la province de Bassorah, dans le sud de l'Irak. D'ici "la fin de l'année les forces britanniques, qui sont actuellement de 5500 hommes, peuvent être réduites à 4500", a annoncé le Premier ministre britannique mardi lors de sa première visite officielle en Irak.
Interrogé sur une réduction supplémentaire des troupes britanniques en 2008, Gordon Brown a toutefois indiqué qu'il n'y aurait pas d'autre annonce à ce sujet pour le moment. "Nous prendrons nos décisions dans le futur en fonction de notre évaluation de la situation sur le terrain", a-t-il déclaré, ajoutant que la Grande-Bretagne allait proposer la mise en place d'une agence de développement et d'investissement à Bassorah pour aider à la création d'emplois et à améliorer la sécurité.
La réconciliation politique
Arrivé dans la matinée dans la capitale irakienne, le Premier ministre britannique s'est entretenu avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki au sujet de la réconciliation politique dans le pays et a assuré que la Grande-Bretagne chercherait à ce que toutes les parties irakiennes fassent les efforts nécessaires pour s'entendre. Il doit également s'entretenir avec le plus haut gradé américain en Irak, le général David Petraeus, et l'ambassadeur des Etats-Unis, Ryan Crocker. Le Premier ministre irakien a d'ores et déjà assuré que les forces irakiennes étaient prêtes à remplacer "dès que possible" les troupes britanniques à Bassorah et à y assumer le contrôle de la sécurité. De son côté, la Maison Blanche a dit ne voir aucun problème dans le retrait annoncé par la Grande-Bretagne.
La Grande-Bretagne, qui avait pris au début du conflit, en mars 2003, la responsabilité du contrôle de quatre provinces du sud de l'Irak, a perdu 170 militaires depuis cette date. Elle a depuis remis le contrôle de trois de ces provinces au gouvernement irakien et n'est plus en charge que de la région de Bassorah, le grand port pétrolier sur le Golfe. Le 3 septembre, un contingent de 500 soldats britanniques qui occupaient un palais ayant appartenu à Saddam Hussein sur les bords du Chatt al-Arab, au centre de Bassorah, l'a quitté pour se replier sur sa base à la périphérie de la ville. Depuis, la cité de deux millions d'habitants majoritairement chiites a connu quelques incidents de sécurité, mais sans commune mesure avec la violence qui a secoué Bagdad jusqu'à une période récente.
(D'après agence)
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