La carte du Kurdistan irakien © TF1/LCIEst-ce la fin de la crise diplomatique entre la Turquie et l'Irak sur les rebelles kurdes du PKK ? Ces derniers, en lutte contre Ankara depuis le Kurdistan irakien, se sont en tout cas dits lundi disposés à un cessez-le-feu.
Ils émettent deux conditions : que la Turquie cesse ses attaques contre leurs positions dans le nord de l'Irak et qu'elle renonce à une incursion de grande ampleur dans la région frontalière. "Si la Turquie arrête de nous attaquer, le combat s'arrêtera, et nous entamerons un processus de paix. Nous sommes prêts au dialogue et nous sommes disposés à prendre part à un processus politique, si la Turquie nous en laisse la chance", indique le Parti des travailleurs du Kurdistan dans une déclaration publiée lundi sur un site internet de la rébellion. "Nous appelons à une solution pacifique et nous voulons prendre nos distances d'avec la violence. Nous demandons la liberté d'action politique et nos droits culturels et identitaires, comme le prévoient le droit international et les droits de l'homme et nous demandons à la Turquie de respecter le droit des Kurdes", conclut le communiqué.
Selon le président irakien, Jalal Talabani, qui tente d'éviter une action turque dans son pays par la médiation, l'annonce formelle de ce cessez-le-feu unilatéral du PKK devait intervenir lundi soir. Elle n'avait toutefois toujours pas eu lieu mardi matin. La communauté internationale s'inquiète d'une action turque qui menacerait de déstabiliser la seule région irakienne stable.
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