Soldats de l'armée turque (21 octobre 2007) © TF1/LCIEnviron 300 soldats turcs ont mené dans la nuit de lundi à mardi une incursion dans le nord de l'Irak. Equipés d'armes légères, ils ont pénétré de deux à trois kilomètres en territoire irakien dans le secteur de Gali Rash. Une zone montagneuse décrite par un porte-parole des forces de sécurité kurdes comme "désertique", et exempte de la présence de forces irakiennes ou kurdes.
Si l'armée turque a refusé de faire le moindre commentaire, ne confirmant ni ne démentant l'incursion, le chef de l'Etat turc, Abdullah Gül, l'a implicitement reconnue en indiquant, de manière sybilline, que l'armée turque "faisait le nécessaire" contre les rebelles kurdes. Mardi après-midi, le bureau du président du Kurdistan irakien Massoud Barzani a indiqué que les troupes turques se sont retirées du nord de l'Irak. Une incursion qui ne s'est pas traduite par de nouveaux affrontements, mais cette opération marque une nouvelle étape après les multiples bombardements effectués au-delà de la frontière à la fois par l'artillerie turque et par l'aviation.
L'UE appelle à "la retenue"
Fait significatif de la tension croissante dans la région, l'armée turque, qui avait lancé le 1er décembre une première opération limitée contre le PKK, a mené dimanche son offensive à plus de 90 km à l'intérieur du territoire irakien avec la participation de chasseurs F-16. Elle a aussi tiré à l'artillerie et des missiles. Quelque 100 tonnes de bombes ont été larguées sur les cibles "ennemies", selon une source militaire à Ankara.
L'Union européenne a appelé lundi Ankara "à la retenue" et le patron de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "préoccupé" aussi bien par les raids turcs que par "la poursuite" des attaques du PKK. Le chef de la diplomatie irakienne a demandé à Ankara à ce que les prochains raids transfrontaliers soient décidés en concertation avec son gouvernement. Alors que le Parlement turc a officiellement donné son aval à toute intervention militaire en Irak, la perspective mobilise la communauté internationale, dont les Etats-Unis qui y voient un risque de déstabilisation de la seule région d'Irak relativement épargnée par la violence.
D'après agence
| Condoleezza Rice en visite surprise en Irak |
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée mardi dans le nord de l'Irak pour une visite surprise destinée à soutenir les efforts de l'ONU pour réconcilier les différentes communautés de la région pétrolière de Kirkouk. Elle s'est ensuite rendue à Bagdad. |
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