L'attentat à Beyrouth, le 25 janvier 2008 © LCIUn attentat à la bombe commis vendredi dans un quartier chrétien de la banlieue de Beyrouth a fait quatre morts, dont un officier de haut rang de la sécurité libanaise, annonce la Croix-Rouge libanaise. "Le capitaine Wissam Eid, un haut responsable des Forces de sécurité intérieure, et son garde du corps ont été tués dans l'explosion", a affirmé une source au sein des services de sécurité. Trente-six personnes ont également été blessées dont neuf ont été transportées à l'hôpital. Un précédent bilan faisait état de 10 morts.
L'attentat, qui s'est produit peu après 10h dans le quartier résidentiel et commercial de Hazmieh, à l'est de la capitale libanaise, visait la voiture du capitaine Wissam Eid, officier au service de renseignement des Forces de sécurité intérieure, impliqué dans les enquêtes sur les attentats qui ont secoué le Liban depuis 2004. Plusieurs véhicules ont été détruits par l'explosion, selon des témoins. Des lambeaux de chair étaient visibles sur la route au milieu de voitures calcinées et d'autres encore en feu, selon les images diffusée par la chaîne de télévision privée LBC. Cet attentat survient alors que la majorité, dont est issu le gouvernement de Fouad Siniora, et l'opposition font perdurer le blocage politique au Liban qui empêche l'élection d'un président.
Un secteur souvent visé
L'attentat est le dernier en date d'une vague d'attaques au Liban, où un conflit sur le partage du pouvoir et une crise de confiance entre la majorité antisyrienne et l'opposition, soutenue par Damas et Téhéran, font perdurer le blocage politique qui empêche l'élection d'un président. Le 13 juin 2007, le député de la majorité parlementaire antisyrienne Walid Eido a été tué avec neuf autres personnes dans une attaque sur le front de mer de Beyrouth. Il y a dix jours, un véhicule diplomatique américain a été la cible d'un attentat à la voiture piégée qui a fait trois morts et 16 blessés à Beyrouth. Le mois dernier, un autre attentat avait coûté la vie au général François El Hadj, chef opérationnel de l'armée libanaise, toujours dans la partie orientale de la ville. En tout, ce sont une trentaine d'attentats visant pour la plupart des personnalités antisyriennes.
Les casques bleus de la Force intérimaire des Nation unies au Liban (Finul) déployés dans le Sud ont également été pris pour cibles à plusieurs reprises. Des combats ont en outre opposé l'an dernier les forces gouvernementales aux extrémistes du Fatah al Islam dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al Bared.
D'après agence
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