La fin de non-recevoir de Damas à Sarkozy

le 02 janvier 2008 à 16h45 , mis à jour le 02 janvier 2008 à 22h47

La Syrie répond à la suspension des contacts diplomatiques décidée par Paris : elle cesse de coopérer avec la France à une sortie de la crise au Liban.

bashar al assad syrie damasBachar al-Assad

Après onze échecs successifs du Parlement libanais à désigner un nouveau chef de l'Etat, le président Nicolas Sarkozy avait annoncé dimanche au Caire que la France cessait ses contacts avec Damas jusqu'à l'élection à Beyrouth d'un président "de large consensus". La réponse syrienne est venue mercredi : "La Syrie a décidé de cesser sa coopération avec la France sur la crise libanaise", a rétorqué le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem lors d'une conférence de presse à Damas. Et il a accusé la France de faire porter à la Syrie et à l'opposition libanaise la responsabilité de l'échec de sa médiation.

La France a aussitôt rappelé qu'elle conditionnait la reprise d'un dialogue avec la Syrie à sa "bonne foi" dans la crise politique libanaise. "Ce que nous avons dit aux Syriens, c'est que nos contacts politiques prenaient fin jusqu'à ce que la Syrie démontre sa bonne foi et qu'un président de large rassemblement soit élu au Liban", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani.

Le Liban sans président depuis fin novembre

Le Liban est privé de président depuis fin novembre en raison d'un conflit entre la majorité soutenue par l'Occident et l'opposition proche de Damas et Téhéran. Le Parlement libanais ne parvient pas à élire un successeur au président prosyrien Emile Lahoud, dont le mandat s'est achevé le 23 novembre. Le chef de l'armée du Liban, Michel Sleimane, fait figure de candidat consensuel, mais l'opposition réclame de discuter avant son élection de la composition du futur gouvernement, ce que refuse la majorité. Les deux camps s'affrontent également sur le vote d'un amendement à la Constitution, nécessaire pour permettre l'élection du général Sleimane.

Une douzième tentative est prévue le 12 janvier mais Paris a perdu patience et annoncé un boycottage de Damas accusé de bloquer la situation avec ses alliés de l'opposition libanaise. "Il est venu le temps pour les Syriens de prouver dans les faits ce qu'ils ne cessent de proclamer dans les discours", a ainsi affirmé Nicolas Sarkozy au Caire. "Il y a un seul acte qui m'intéresse, l'élection d'un président au Liban".

Mais pour le chef de la diplomatie syrienne, le blocage vient du chef de la majorité parlementaire libanaise, Saad Hariri, alors qu'un accord était intervenu le 28 décembre entre la Syrie et la France "sur une solution globale au Liban", prévoyant notamment l'élection d'un président de consensus et la formation d'un gouvernement d'union nationale. Et, dans sa riposte à Nicolas Sarkozy, il a pointé ce que Damas considère comme une contradiction : "D'une part on demande à la Syrie de ne pas intervenir au Liban et d'une autre, on lui demande d'utiliser son influence sur ses alliés libanais".

D'après agence

le 02 janvier 2008 à 16:45
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8 Commentaires

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  • André, le 04/01/2008 à 10h52

    LCI journal démocratique , a quoi sert cette rubrique vous n'avez rien publié comme d'habitude les choses qui déranges autant ne rien faire apparaitre , avec vous seul apparait tout le monde il est beau ,tout le monde il est gentil , vous n'avez plus lieu d'être

  • Eliot, le 04/01/2008 à 09h13

    A mourir de rire si ce n'était pas si tragique...La Syrie responsable numéro 1 du désastre libanais "coopère à une sortie de crise", vraiment trop drôle!

  • Eflc, le 03/01/2008 à 17h58

    ETAT TERRORISTE? Comment peut on expliquer les attentats visant les députés libanais anti syrien ,majoritaires au parlement libanais de trois sièges ces memes députés sont des cibles pour la syrie qui souhaite assoir une majorité pro-syrienne.

  • STEPH, le 03/01/2008 à 14h16

    ça, ça s'appelle une boulette ! Quand on veut se méler de tout, ça arrive forcément. Je crains que ce ne soit que la première gaffe d'une longue série de notre président Sarko-pipeau.

  • Andre, le 03/01/2008 à 11h12

    De quoi se mêle -t-on , n'avons nous pas chez nous une crise aussi grave ,Est-ce comme cela que l'on donne l'exemple , avons nous besoin d'un Deuxiéme Bush , mais en pire que notre président s'occupe d'abord de bien diriger la france et de régler nos problémes de misére et de ne pas passer son temps à dépenser notre argent à l'étranger , qui va nous aider a régler notre soi disante dette personne.

  • Bertrand, le 02/01/2008 à 21h03

    Cessons de traiter et discuter avec la Syrie, ce pays est depuis trop longtemps la source du terrorisme au proche orient, et son président est un petit oussama en puissance

  • Libanzine, le 02/01/2008 à 20h26

    Le Liban et la région se retrouvent dans la configuration précédente dans laquelle la Syrie est isolée et où le dialogue entre israéliens et palestiniens semble impossible. Dans le même temps, depuis le 1er janvier, le monde s?est mis à l?heure de la présidentielle américaine que l?on promet comme la plus indécise des campagnes contemporaines. Il est vrai que l?incertitude est grande sur l?indenté des deux candidats champions des camps démocrate et républicain, et selon la configuration, des résultats du face à face final.

  • CLARA MORGANE, le 02/01/2008 à 19h15

    Bravo SARKO! La SYRIE n'attendait que ca pour regler le probleme du LIBAN. La SYRIE n'a jamais eu l'intention de restaurer un gouvernement LIBANAIS. Elle veut seuleument revenir au LIBAN. L'IRAN ne doit pas etre mecontent de cette rupture. Merci de me publier.

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