Bande de Gaza © TF1-LCIDepuis jeudi soir, l'approvisionnement de Gaza en carburants, en produits alimentaires et en aide humanitaire est stoppé à la suite de la décision israélienne d'accentuer sa pression contre le Hamas pour tenter de faire cesser les tirs de roquettes sur le sud de l'Etat hébreu. Conséquence immédiate : une ruée des Palestiniens vers les stations d'essence, dont beaucoup étaient samedi à sec de carburant. Ce carburant si nécessaire au fonctionnement des générateurs qui fournissent l'électricité lors des coupures de courant, huit heures par jour...
Selon le responsable de l'agence de l'Onu pour les réfugiés (Unrwa) à Gaza, John Ging, la seule centrale électrique de Gaza, qui ne fonctionne déjà qu'à moitié de ses capacités depuis plusieurs mois, pourrait cesser sa production sans approvisionnement rapide. Les hôpitaux du territoire ont déjà du mal à fonctionner. Parallèlement, raids aériens et incursions ponctuelles se poursuivent : au moins deux membres du Hamas ont été tués samedi à l'aube au cours d'un raid israélien lancé au nord de la ville de Gaza, à Jabaliya. Selon l'armée israélienne, c'est un véhicule transportant des roquettes Qassam qui était visé. Des témoins palestiniens ont signalé par ailleurs une incursion de quelques heures de l'armée israélienne impliquant une dizaine de chars dans la partie est de la bande de Gaza.
Les craintes de pénurie de nourriture et d'aide médicale
Les autorités israéliennes ont assuré aux représentants internationaux que le bouclage total de Gaza "serait réexaminé lundi". Face à cette situation, le porte-parole du gouvernement du Hamas, Taher al-Nounou, a appelé l'Egypte à ouvrir le point passage de Rafah pour "faire entrer les produits de base", tout en promettant que son mouvement ne plierait pas face aux sanctions. La frontière de Rafah, entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte, est fermée depuis la prise du pouvoir par le Hamas en juin. L'Egypte n'a autorisé son ouverture qu'à de rares reprises pour laisser passer des pèlerins se rendant à La Mecque.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a exprimé son inquiétude : "Une telle mesure prive la population de tout approvisionnement en combustible, nécessaire au pompage de l'eau et à la production d'électricité pour les maisons et les hôpitaux. Si cette situation perdure, elle provoquera aussi des pénuries supplémentaires de nourriture, d'aide médicale et de matériel de secours". Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa a lui condamné "vivement les actions des autorités occupantes israéliennes" tandis que l'Organisation de la conférence islamique (OCI) a appelé samedi le Conseil de sécurité de l'Onu à intervenir.
Mais la pression israélienne n'occulte pas, à Gaza, le conflit Hamas-Fatah : samedi, le Hamas a ainsi affirmé avoir déjoué un attentat, planifié selon lui par le Fatah, pour assassiner Ismaïl Haniyeh, membre éminent du mouvement radical et ex-Premier ministre palestinien, dans une mosquée de Gaza au cours de prières. Accusations aussitôt démenties et qualifiées de "ridicules" par le mouvement fidèle au président Mahmoud Abbas.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




