Le véhicule de la Finul visé par un attentat au Liban, le 8 janvier 2008 © TF1/LCILe 24 juin dernier, six Casques bleus espagnols de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) avaient été tués dans un attentat au passage de leur véhicule dans le sud du Liban. Le 16 juillet de la même année, une attaque avait visé le bataillon tanzanien, sans faire de victime.
Ce mardi, le modus operandi a été sensiblement le même que le 24 juin : une bombe a ainsi explosé au passage d'un convoi sur une autoroute reliant Beyrouth au Sud du pays. L'attentat a eu lieu dans la ville côtière de Rmeilé, près de Saïda. Selon le premier bilan, tous les soldats sont vivants, deux d'entre eux ayant néanmoins été blessés, deux militaires du contingent irlandais.
Cette attaque intervient également alors que la crise politique n'est toujours pas dénouée. Samedi, le Parlement , divisé entre majorité anti-syrienne et opposition pro-syrienne, doit essayer pour la 12e fois d'élire le président de la République.
13.000 Casques bleus
La mission de la Finul, créée en 1978, a été étendue par la résolution 1701 de l'Onu, après une guerre dévastatrice de 34 jours à l'été 2006 entre Israël et la guérilla du Hezbollah, qui a fait environ 1200 morts, pour la plupart des civils.
Près de 13.000 Casques bleus sont actuellement déployés au Liban sud entre le fleuve Litani et la frontière libano-israélienne, en vertu de cette résolution. Ce texte a aussi permis, pour la première fois depuis des décennies, le déploiement de l'armée libanaise le long de la frontière sud, région jusqu'alors tenue par le Hezbollah.
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