La panique après un raid israélien sur Gaza, le 28 février 2008 © LCILa mort d'un étudiant israélien, tué mercredi par une roquette tirée par la branche armée du Hamas depuis le nord de Gaza contre la ville de Sdérot, a provoqué une réaction musclée de la part de Tsahal.
Dans la nuit, l'armée Israélienne a tout d'abord attaqué plusieurs cibles à Gaza dans la nuit de mercredi à jeudi. Puis elle a mené de nouveaux raids jeudi matin dans le secteur. Selon le dernier bilan, de source palestinienne, au moins dix-huit Palestiniens -des membres du Hamas mais aussi des civils, dont un bébé- ont été tués. Des accrochages en Cisjordanie ont également fait au moins trois victimes palestiniennes. Pour riposter, le Hamas a intensifié ces tirs de roquettes contre le Sud de l'Etat hébreu. Une douzaine se sont abattues en territoire israélien, faisant deux blessés.
Olmert : "nous ne cesserons pas la bataille"
Sur le plan politique, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, visite à Tokyo, a affiché sa détermination à poursuivre les opérations contre les lanceurs de roquettes. "Nous ne cesserons pas notre bataille. Nous obligerons les terroristes à payer un prix très élevé", a-t-il assuré après une rencontre avec Condoleeza Rice, la secrétaire d'Etat américaine.
Cette dernière, attendue la semaine prochaine au Proche-Orient, a pris le parti d'Israël en rendant le Hamas responsable de "ce qui se passe". "Les attaques de roquettes doivent cesser", a-t-elle déclaré. Elle s'est dite aussi "préoccupée" par le sort des "personnes innocentes et la situation humanitaire à Gaza".
"Crimes israéliens abominables"
A Gaza, Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement du Hamas non reconnu par la communauté internationale, a condamné "les crimes successifs commis par l'occupation sioniste". Il a appelé les pays arabes à "sortir de leur silence regrettable et à agir d'urgence pour faire cesser l'agression". Le gouvernement palestinien officiel, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie, a également dénoncé "les crimes israéliens abominables" à Gaza.
Le secrétaire général des Nations unie, Ban Ki-moon, s'est dit inquiet de l'escalade de la violence dans la région et a exprimé l'espoir que cela ne ferait pas dérailler le processus de paix.
D'après agence
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