L'Egypte a refermé sa frontière

le 03 février 2008 à 08h46 , mis à jour le 03 février 2008 à 17h22

La police égyptienne et le Hamas ont refermé la frontière qui avait été ouverte il y a deux semaines à l'explosif par des activistes islamistes pour briser le blocus israélien.

Fermeture de la frontière entre l'Egypte et Gaza, le 2 février 2008Fermeture de la frontière entre l'Egypte et Gaza, le 2 février 2008 © LCI

La frontière entre l'Egypte et la  bande de Gaza a été fermée dimanche par la police égyptienne et la police  du Hamas, qui contrôle le territoire palestinien. Seul un passage a été laissé ouvert quelques heures supplémentaires pour permettre à des Palestiniens de  regagner à pied la bande de Gaza et à des Egyptiens se trouvant dans la bande de  Gaza de rentrer en Egypte. Puis barricades métalliques et fil de fer barbelé ont été disposés du côté égyptien de cette dernière des brèches pratiquées dans le mur frontalier, qui permettaient aux Gazaouis d'échapper au blocus israélien de la bande de Gaza, imposé en représailles aux tirs de roquettes artisanales dans le sud de l'Etat juif.

La frontière avait été ouverte il y a près de deux semaines à coups  d'explosifs par des activistes islamistes. Sa fermeture fait suite à un accord entre le Hamas et les autorités égyptiennes. Plusieurs centaines de policiers égyptiens ont été déployés le long de la frontière. Au sein des forces de sécurité, on assure que les Gazaouis se trouvant encore côté égyptien et les Egyptiens présents à Gaza seront autorisés à rentrer chez eux. Moins de 10.000 Palestiniens se trouvent toujours en Egypte, a estimé une source sécuritaire égyptienne. Et un porte-parole du président Hosni Moubarak a affirmé que l'Egypte ne permettrait pas de nouvelle intrusion palestinienne dans ses frontières.

Israël craint l'entrée d'armes dans la bande de Gaza

Le Caire pressait le Hamas de colmater les brèches ouvertes il y a onze jours, qui ont permis à des centaines de milliers d'habitants du territoire d'aller se ravitailler du côté égyptien. Le point de passage de Rafah, autrefois surveillé par l'Autorité palestinienne sous le contrôle d'observateurs européens, n'a ouvert qu'exceptionnellement depuis que le Hamas s'est emparé de la bande de Gaza, en juin. Le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, présent au Caire, a souligné que l'UE était prête à coopérer au contrôle de la frontière, mais a refusé de donner son sentiment sur une éventuelle participation du Hamas à un accord. Quant au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avec lequel Solana s'est entretenu dimanche, il a affirmé qu'il n'existait pas encore d'accord définitif sur ce point entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Mais pour Israël, cette ouverture de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte a déjà d'autres conséquences plus inquiétantes. Les services de renseignement israéliens assurent que des quantités "massives" d'armements sophistiqués ont été introduites à Gaza à travers les brèches pratiquées à la frontière avec l'Egypte et demeurées ouvertes 12 jours.

D'après agences

le 03 février 2008 à 08:46
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