La carte de la région © TF1/LCIAu lendemain de la journée de représailles de jeudi -une vingtaine de Palestiniens tués-, l'armée israélienne a lancé vendredi de nouveaux raids israéliens sur Gaza. Ces actions ont fait une dizaine de blessés côté palestinien. Les groupes armés palestiniens ont tiré pour leur part plusieurs roquettes en direction d'Israël dont l'une est tombée sur Sdérot, la ville frontière du Sud où le décès d'un étudiant, mercredi, est à l'origine de la nouvelle flambée de violences.
Sur le plan politique, alors que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a avisé ses alliés que Tsahal préparait une offensive de grande ampleur, le ton est encore monté. "Plus les tirs de roquettes s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils (ndlr : les activistes palestiniens) s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a lancé le ministre adjoint de la Défense, Matan Vilnaï. -"Shoah" est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi, mais il peut vouloir dire aussi désastre ou conflagration.
Le Hamas a répondu en affirmant être confronté "à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien". Face à la polémique créée par ses propos, Matan Vilnaï a fait savoir par son porte-parole qu'il n'avait aucunement voulu faire allusion à un génocide et qu'il avait employé le mot "shoah" dans le sens de désastre. Le ministère des Affaires étrangères a fait une mise au point analogue.
De son côté, menacé presque explicitement d'assassinat par Israël, le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, est apparu en public vendredi après la grande prière hebdomadaire, pour la première fois depuis plus d'un mois. Devant des dizaines de milliers de sympathisants, il a prédit l'échec d'une éventuelle offensive.
D'après agence
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