Policiers déployés dans Jérusalem au lendemain d'un attentat (7 mars 2008) © TF1/LCI |
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Le Mercaz Harav, une institution célèbre en Israël, a valeur symbolique comme un haut lieu du nationalisme religieux. C'est en son sein qu'est né après la guerre des Six jours de 1967, le mouvement du Bloc de la Foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée. L'attaque est, de plus, intervenue au lendemain d'une visite à Jérusalem de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice qui avait réussi in extremis à arracher une promesse du président palestinien Mahmoud Abbas à reprendre les négociations de paix avec Israël suspendues en raison d'une opération militaire israélienne d'envergure à Gaza où au moins 132 Palestiniens ont péri depuis le 27 février.
Mais si l'attentat a aussi été condamné au sein de la communauté internationale (George W. Bush a parlé d'un attentat "barbare", terme identique à celui employé par Nicolas Sarkozy, Angela Merkel s'est dite "atterrée", Gordon Brown a déploré un coup porté "au coeur du processus de paix"), le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni en urgence, n'a pu s'entendre sur un texte commun en raison de l'opposition libyenne.
La crainte d'une vague d'attentats
L'attentat a suscité un choc parmi la population israélienne qui craint une vague d'attentats similaire à celle qui avait été menée au plus fort de l'Intifada palestinienne il y a quelques années. Des milliers de personnes se sont rassemblées le matin devant le lieu de l'attaque où des rabbins ont prononcé des oraisons funèbres. La police, qui outre les craintes de nouveaux attentats, redoute aussi des actes de vengeance d'extrémistes israéliens, a interdit aux fidèles palestiniens de sexe masculin âgés de moins de 45 ans d'accéder à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam à Jérusalem.
La police et le service de sécurité intérieure israélien (le Shin Beth) examinent la crédibilité de "différentes revendications de l'attentat sans se prononcer à ce stade". La télévision du Hezbollah libanais a fait état d'une revendication par un groupe jusqu'alors inconnu, les "Kataëb Ahrar el-Jalil (Brigades des hommes libres de la Galilée)-Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza". Vendredi, un responsable du Hamas annonçait que le mouvement islamiste revendiquait l'attaque. Plus de dix Palestiniens ont été arrêtés dans un quartier de Jérusalem-est où résidait l'assaillant, selon des témoins.
D'après agences
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