Combats inter-chiites à Bassorah, le 27 mars 2008 © TF1/LCILe jeune imam radical chiite Moktada Sadr a demandé dimanche aux membres de sa milice de quitter les rues des villes d'Irak, où ils affrontent les troupes gouvernementales depuis le 25 mars. Ces affrontements ont faits plus de 280 morts et une centaine de blessés. "Par souci de responsabilité religieuse et pour mettre fin à l'effusion de sang irakien, nous appelons à la fin de la présence armée à Bassorah et dans toutes les autres provinces", a déclaré Moktada Sadr."Quiconque porte une arme et prend pour cible les institutions du gouvernement ne fera plus partie de nos rangs".
Le gouvernement de Nouri Al Mailiki a accueilli la nouvelle avec soulagement et a décidé de lever le couvre-feu qui avait été instauré à Bagdad. "La vie va être restaurée dans tout le pays comme avant, a assuré Ali Debbagh le porte parole du gouvernement irakien. C'est une déclaration positive et elle est inspirée par un sens des responsabilités".
Soutien populaire
Ces violences ont éclaté en début de semaine dernière, après le lancement par le chef du gouvernement, Nouri Al Maliki, d'une opération visant la ville de Bassorah, dans le sud irakien.
C'est dans cette zone que se situent de nombreux fiefs de miliciens chiites, pour la plupart affiliés à la puissante Armée du Mahdi de Moqtada Sadr que le gouvernement ne contrôle pas. Les combats ont rapidement fait tâche d'huile et se sont étendus à de nombreuses provinces.
Le mouvement sadriste, farouchement opposé à l'occupation américaine en Irak, accuse le chef du gouvernement irakien d'être à la solde des Américains, et a demandé qu'il démissionne. Fort d'un important soutien populaire, il exige que lui soit réservé plus de pouvoir. Mais avant le début des combats, Moqtada Sadr respectait un cessez-le-feu unilatéral depuis fin août 2007 et sa milice s'était abstenue de toute opération contre les armées irakienne et américaine.
(D'après agences)
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