
L'accalmie a été de courte durée. L'armée israélienne a repris les armes mercredi soir en liquidant quatre activistes du Jihad islamique, dont l'un de ses chefs militaires, à Bethléem, en Cisjordanie. En représailles, les Brigades al-Qods, branche militaire du Jihad islamique ont revendiqué le tir en deux salves dans la nuit de mercredi à jeudi d'une douzaine de roquettes sur le sud d'israël et la ville de Sdérot, voisine de la bande de Gaza. Douze roquettes ont été tirées dans la nuit depuis Gaza en direction du sud d'Israël. Deux de ses roquettes ont explosé à Sdérot, endommageant un bâtiment, sans faire de blessé, a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne.
Dans la foulée l'armée de l'air israélienne a effectué jeudi avant l'aube un raid au nord de la bande de Gaza, le premier du genre depuis prés d'une semaine. L'attaque aérienne dans le secteur de Beit Hanoun n'a pas fait de victime selon des sources hospitalières palestiniennes. Un porte-parole du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a estimé que l'attaque israélienne marquait "une dangereuse escalade". "Au milieu de ces crimes, un cessez-le-feu n'a pas de sens", a-t-il dit. "Le Hamas confirme que tout cessez-le-feu doit être global, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ce crime requiert une réponse de la résistance", a-t-il ajouté.
"Pas de solution (au conflit israélo-palestinien) sans un accord négocié, pas de solution sans une liquidation militaire du Hamas" a déclaré de son côté à la radio militaire, le député travailliste Ephraïm Sneh, ancien vice-ministre de la Défense. Une trêve tacite entre Israël et les Palestiniens était observée depuis la 8 mars, se traduisant par une baisse très sensible de la violence, bien qu'Israël et le Hamas niaient tous deux être parvenus à une entente pour une trêve tacite au moyen d'une médiation égyptienne.
D'après agence
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