Mahmoud Ahmadinejad (archives= © LCILe président iranien, coutumier des déclarations provocatrices, s'en est pris aux Etats-Unis, mardi, dans une violente diatribe diffusée par la télévision iranienne. Qualifiant les attentats du 11 septembre d' "incident", il a estimé que l'événement avait servi de "prétexte" aux Etats-Unis pour entrer en guerre contre l'Afghanistan et contre l'Irak.
Des "SMS" du 11-Septembre diffusés sur Internet
Le site Wikileaks, en association avec Twitter, publie des messages qui auraient été envoyés par bipeurs le jour des attentats.
Publié le 26/11/2009
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Un an après la réelection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, les principaux dirigeants de l'opposition ont annulé leur appel à manifester par crainte de déclencher une nouvelle vague de répression sanglante.
Publié le 12/06/2010
"Sous prétexte de cet incident, le plus lourd déplacement de troupes a été organisé vers notre région et le pauvre Afghanistan a été attaqué et des dizaines de milliers de personnes ont été tuées jusque-là", a-t-il déclaré. "Le pauvre Irak a été attaqué et selon les rapports officiels plus d'un million d'Irakiens, des jeunes, des enfants et des vieux, ont été tués".
Le président iranien a poursuivi sur sa lancée, allant même jusqu'à mettre en doute le caractère terroriste de l'attaque de New York, en demandant comment les deux avions ayant frappé les tours du World Trade Center avaient pu se déplacer "sans coordination" avec les réseaux de radar et de renseignement américains.
Il a aussi mis en doute le bilan de ces attaques, déclarant: "On a dit que 3000 personnes ont été tuées. On est tous devenu tristes, même si les noms des 3000 personnes n'ont jamais été publiés". Les noms des 3000 victimes dans les attentats contre les deux tours ont été lus lors d'une cérémonie de commémoration le 11 septembre dernier à New York.
La fête du nucléaire
A Washington, le général David Petraeus, le plus haut gradé américain ne décolère pas. Il accuse, à son tour, le régime de Téhéran d'être responsable d'une bonne part des violences en Irak en y soutenant des groupes extrémistes. "La main de l'Iran était très visible ces dernières semaines", a-t-il dénoncé.
Chez les démocrates, le candidat à l'investiture, Barack Obama, se veut plus nuancé. Il appelle à ouvrir un dialogue avec l'Iran afin de résoudre les conflits qui agitent la région. "Nous avons plus de chances de la résoudre (...) si nous appliquons de façon mesurée une pression croissante et (...) je crois que cela doit inclure un calendrier de retrait (..) et un sursaut diplomatique qui inclue l'Iran".
Dans son discours, le président iranien voulait à la fois provoquer les Etats-Unis qu'il considère comme son ennemi juré mais aussi lancer un défi à la communauté internationale. Il célébrait, mardi la "Journée nationale de la technologie nucléaire et s'exprimait devant un parterre de responsables iraniens et d'ambassadeurs étrangers conviés à la fête. Les puissances occidentales exigent de l'Iran qu'il suspende son programme nucléaire controversé. Le président iranien avait promis des annonces majeures dans ce domaine, mais n'a mentionner que les essais d'un nouveau type de centrifugeuses pour l'enrichissement d'uranium, déjà rapporté dans un récent rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
(D'après agences)
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